Silba adipata McAlpine

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Auteur : François DROUET
Photographies : François DROUET

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Fréquentation du Figuier

 

 

 

Je présente ci-après mes observations de la fréquentation du Figuier par Silba adipata McAlpine, selon le plan suivant : périodes d'activité dans la journée, existence d'horaires de fréquentation habituels, influence des conditions climatiques, préférence pour la périphérie et la mi-hauteur, préférence pour l'ombre, existence de zones de fréquentation habituelles, parties du figuier fréquentées.

 

PERIODES D'ACTIVITE DANS LA JOURNEE

 

ACTIVITES DE NUTRITION

Les activités de nutrition constituent l'essentiel de l'activité de Silba adipata McAlpine sur le Figuier.

J'observe une forte activité de sa part pendant deux périodes de la journée.

La première est le matin, lorsque le soleil se lève. Plus précisément quand il ne frappe pas encore directement sur le feuillage, mais que le jour est déjà clair.

La seconde est la deuxième partie de l'après-midi et le crépuscule. Et même de façon accrue lorsque la tombée de la nuit est proche.

Il m'arrive néanmoins d'observer parfois une activité (très réduite) plus tard le matin ou plus tôt l'après-midi, mais c'est rare.

A titre d'exemple, je puis rapporter l'observation précise qui suit.

Lors de tests de pièges divers contre Silba adipata McAlpine conduits en juillet et août 2019, j'ai été amené à rester en observation au pied des figuiers plusieurs heures par jour pendant une dizaine de jours (non consécutifs).

Les mouches noires du Figuier ne faisaient pas leur apparition avant 17 h / 17 h 30 et elles restaient en activité jusqu'à la tombée de la nuit, ce qui me ménageait une plage d'observation de quatre à cinq heures. Les pics d'activité avaient lieu entre 19 h et 20 h 30.

Chaque fois que j'ai tenté de prendre mon poste d'observation vers 14 h ou 15 h, pour bénéficier de plus de temps de luminosité pour mes photographies, j'ai attendu vainement de 2 à 3 heures avant de détecter un mouvement de mouches noires du Figuier...

Mes observations rejoignent celles de B. I. KATSOYANNOS, qui, en 1981 et 1982, a étudié des populations importantes de mouches noires du Figuier dans l'île de Chios (Grèce).

Référence : KATSOYANNOS B. I., 1983, Field observations on the biology and behavior of the black fig fly Silba adipata McAlpine (Diptera, Lonchaeidae) and trapping experiments, Zeitschrift für Angewandte Entomologie Vol. 95, Issue 1-5, pp. 471-476.

L'auteur rapporte que, selon ses observations de plus de 200 mouches, Silba adipata McAlpine se nourrit de façon prédominante tôt le matin (dès que la température dépasse 18 °C) et tard dans l'après-midi jusqu'à la tombée de la nuit.

Il précise que, dans la plupart des cas, les mouches observées se sont nourries du jus exsudant des figues en surmaturité restées pendantes sur l'arbre.

Silba adipata McAlpine : nutrition sur un point de suintement de latex d'un rameau de figuier

Silba adipata McAlpine : nutrition sur un point de suintement de latex d'un rameau de figuier (feuille arrachée)

 

ACTIVITES DE PONTE

Au cours de la campagne d'observation des pontes que j'ai menée en 2020 sur une touffe de figuier de la variété unifère 'Bellone', j'ai pu observer que les pontes se répartissent dans toutes les tranches horaires de la journée (y compris de 12 h à 14 h), mais qu'elles sont discontinues dans la journée (constat de plusieurs heures sans présence de mouches pondeuses sur le figuier).

Mais, selon mes observations sur plusieurs années, les activités de ponte sont concentrées principalement dans la saison dans une courte phase de forte intensité, d'une durée de 10 à 20 jours pour un figuier donné (observations dans mon jardin, sur trois variétés de figuier différentes, dont une bifère - à vérifier en vergers commerciaux...).

Silba adipata McAlpine : ponte dans une figue immature (variété unifère 'Bellone')

Silba adipata McAlpine : ponte dans une figue immature (variété unifère 'Bellone')

 

EXISTENCE D'HORAIRES DE FREQUENTATION HABITUELS

 

J'ai également observé que, pour un figuier donné, les mouches noires du Figuier sont présentes dans la même tranche horaire d'un jour à l'autre. Ceci au mois de juin comme au mois de septembre et sur des figuiers différents.

Par exemple, en juin 2016, les mouches noires du Figuier arrivaient quotidiennement entre 16 h et 16 h 30 dans leur zone de fréquentation habituelle d'une touffe de la variété 'Bellone' et, en septembre de la même année, elles apparaissaient quotidiennement entre 18 h et 18 h 30 dans leur zone de fréquentation habituelle d'une touffe de la variété 'Col de Dame Noire'. Dans les deux cas, j'ai pu les observer sur le figuier jusqu'à la nuit.

Il est possible qu'il existe plus d'un horaire de fréquentation habituel dans la même journée pour un figuier donné et la présence épisodique d'individus en dehors des horaires de fréquentation habituels n'est pas à exclure.

C'est un point de la fréquentation du figuier qui reste à approfondir, même si cela ne remet pas en cause l'existence d'horaires de fréquentation habituels que j'ai observée.

Les horaires de fréquentation habituels s'appliquent aux activités de nutrition. Pendant la phase intense de pontes de la saison, comme indiqué précédemment, j'ai observé que les mouches pondeuses sont présentes sur le figuier d'un jour à l'autre dans toutes les tranches horaires (étant rappelé qu'au cours de la même journée, de façon aléatoire, elles sont absentes du figuier). 

Silba adipata McAlpine : deux individus sur rameau de figuier (femelles, à l'espace interoculaire large)

Silba adipata McAlpine : deux individus sur rameau de figuier (femelles, à l'espace interoculaire large)

 

INFLUENCE DES CONDITIONS CLIMATIQUES

 

J'ai remarqué que l'activité des mouches noires du Figuier est la même par temps ensoleillé ou couvert.

En période venteuse, même de façon assez forte, une activité est également observable. Nombre de mes photographies ont été prises d'une main, l'autre tenant un rameau ou le bout d'une feuille battus par le vent, au plus près de la mouche photographiée...

Par temps de pluie, j'ai réalisé de rares observations et constaté que les mouches noires du Figuier se tiennent à l'abri sous le revers des feuilles du figuier, immobiles. Je n'ai pas détecté de mouvements de marche ou de courts vols d'un point à un autre d'un rameau, ou d'un rameau à l'autre, comme c'est le cas hors période de pluie. Mais il convient que je vérifie ce constat par un nombre plus élevé d'observations.

Mes observations rejoignent les résultats d'une étude menée dans un verger comportant deux variétés de figues ('Northern Banati' et 'Turkish Black') dans la province de Nineveh en Iraq, pendant la période d'avril à décembre 2000.

Parallèllement à une expérimentation de piégeage comparant six attractifs (dont je rends compte au chapitre "Piégeage de masse - expériences relevées dans la littérature"), l'effet de facteurs indépendants (température, humidité relative et vitesse du vent) sur la densité des populations de mouches noires du Figuier a été calculé par régression linéaire.

Il en ressort, d'une part, un effet direct positif de la température et de la vitesse du vent sur la vitalité des mouches et, d'autre part, un effet négatif et une relation inverse avec l'humidité relative.

Référence : ABDULLAH S. I., FANDY K. Th., 2006, Effect of some attractive bait traps and independent factors in population density of Fig Fruit Fly Silba virescens Macq. (Lonchaeidae : Diptera) in Nineveh Province - Iraq, Arab J. Pl. Prot., Vol. 24 (1), pp. 41-44.

Note - Sur le site Lonchaeidae Online, Iain MACGOWAN applique une rectification en tête du résumé de l'article sur la fiche escriptive qu'il a ajoutée en 2010 dans la rubrique "Littérature". En écrivant : "Page editors note - the species referred to here as Silba virescens is most probably Silba adipata McAlpine" ("Note des éditeurs de la page - l'espèce à laquelle on se réfère ici comme Silba virescens est plus probablement Silba adipata McAlpine").

 

PREFERENCE POUR LA PERIPHERIE ET LA MI-HAUTEUR

 

Au cours de mes séances d'observation et de traque photographique au pied des figuiers, j'ai remarqué que la mouche noire du Figuier se pose pratiquement toujours sur des feuilles, des figues mûres ou du bois de l'année situés en périphérie de l'arbre.

Très rarement sur des feuilles, des figues mûres ou du bois de l'année situés à l'intérieur de l'arbre.

J'ai aussi noté qu'elle se pose le plus souvent à une hauteur de 1,20 m à 1,80 m, pratiquement jamais au-dessous et peu souvent au-dessus.

J'ai également observé que ce sont les figues mûres de fin de rameau qui sont fréquentées pour la nutrition (sachant que les figues immatures vertes ne sont pas fréquentées par la mouche noire du Figuier, qui semble les réserver à la ponte).

Silba adipata McAlpine : quatre individus attirés par le latex suintant d'un pétiole coupé (feuille de figuier)

Silba adipata McAlpine : quatre individus attirés par le latex suintant d'un pétiole coupé (feuille de figuier)

 

PREFERENCE POUR L'OMBRE

 

Au cours de mes longues séances photographiques avec les mouches que j'ai élevées, j'ai pu remarquer que la mouche noire du Figuier n'aime pas le soleil direct. Elle se déplace immédiatement vers l'ombre lorsque l'on déplace au soleil la zone d'observation photographique où elle se trouve (une feuille de figuier dans le fond d'un récipient, par exemple).

En août 2015, un matin de 7 h à 8 h, j'ai observé trois mouches noires du Figuier sur la face est d'une touffe de la variété 'Dauphine' âgée d'une dizaine d'années, avant que le soleil ne frappe sur les feuilles. Lorsque le soleil, qui se levait, est arrivé sur cette partie du feuillage, les trois mouches se sont déplacées sur la face ouest de la touffe, toujours ombrée.

Plus généralement, j'ai noté que les mouches noires du Figuier se posent beaucoup moins souvent sur les feuilles ou les figues mûres ensoleillées. Une exception notable : les zones de latex suintant vers lesquelles elles se dirigent même si celles-ci se trouvent en plein soleil.

J'ai aussi remarqué qu'elles préfèrent les figues encore entourées de feuilles par rapport à celles situées en zones dénudées, en particulier les figues encore jouxtées de la feuille à l'aisselle de laquelle elles sont nées. Les mouches noires du Figuier se logent volontiers entre le pétiole de la feuille et la figue dressée, lorsque l'on s'approche d'elles, afin de se rendre moins visibles.

Pourtant, le soleil revigore la mouche noire du Figuier.

J'en ai fait plusieurs fois l'expérience avec des mouches engourdies pour faciliter les photographies et épuisées, qui ne bougeaient plus du tout, couchées sur le flanc et n'arrivant même plus à tenir sur leurs pattes. Lorsque je les ai placées en plein soleil, au bout de quelques secondes, des mouvements vifs de pattes sont apparus alors qu'elles étaient encore sur le flanc. Puis elles se sont retournées et se sont remises à marcher.

Dans nombre de cas, elles ont même pris leur envol de façon étonnamment vive (et ont échappé définitivement à mon observation) alors que je les laissais pour mortes quelques instants auparavant...

B. I. KATSOYANNOS a étudié en 1981 et 1982 des populations importantes de mouches noires du Figuier dans l'île de Chios (Grèce).

Il rapporte que les pontes avaient lieu le plus souvent dans les figues qui étaient à l'ombre.

Référence : KATSOYANNOS B. I., 1983, Field observations on the biology and behavior of the black fig fly Silba adipata McAlpine (Diptera, Lonchaeidae), and trapping experiments, Z. ang. Entomol. 95, pp. 471-476.

Silba adipata McAlpine sur un rameau de figuier à l'ombre, préféré aux rameaux ensoleillés

Silba adipata McAlpine sur un rameau de figuier à l'ombre, préféré aux rameaux ensoleillés

 

EXISTENCE DE ZONES DE FREQUENTATION HABITUELLES

 

Les mouches noires du Figuier ne demeurent pas en permanence sur le même figuier. Je peux les observer pendant une demi-heure sur un figuier, puis elles disparaissent de l'arbre pour n'y réapparaître qu'une heure après.

Je ne sais pas où elles vont entre-temps.

F. SILVESTRI et J. GHESQUIERE semblent indiquer qu'elles fréquentent d'autres arbres, sans en préciser l'espèce.

Référence : SILVESTRI F., 1917, Sulla Lonchaea aristella Beck. (Diptera : Lonchaeidae) dannosa alle infiorescenze e fruttescenze del caprifico e del fico, Bollettino del Laboratorio di Zoologia Agraria in Portici, vol.12, pp. 123 -146.

Référence : GHESQUIERE J., 1949, La mouche noire des figues Lonchaea aristella Beck. à la Côte d'Azur, comptes rendus des séances de l'Académie d'agriculture de France, T. 35, pp. 650-653.

B. I. KATSOYANNOS les a observées sur, et dans, des fleurs de jasmin-trompette (Tecoma radicans Juss.), ainsi que sur des agrumes et des oliviers.

Référence : KATSOYANNOS B. I., 1983, Field observations on the biology and behavior of the black fig fly Silba adipata McAlpine (Diptera, Lonchaeidae), and trapping experiments, Z. ang. Entomol. 95, pp. 471-476.

Pour ma part, je n'ai observé Silba adipata McAlpine que sur des figuiers. Et j'ai pu remarquer un comportement qu'il me paraît intéressant de rapporter.

J'ai constaté que, lors d'un passage à l'autre sur un figuier dans la même journée, les mouches noires du Figuier se posent dans la même zone de celui-ci.

Elles ont quelques feuilles sous lesquelles elles se posent le plus souvent. Et, en période de récolte, elles se posent sur quelques figues mûres qui ont presque toujours leur préférence.

Les rameaux qui portent les feuilles ou les figue de prédilection présentent vraisemblablement une position attractive sur l'arbre. Ou, peut-être, ce sont les premiers rencontrés, pour le figuier considéré, dans un circuit préférentiel des mouches noires d'un arbre à l'autre.

Je ne crois pas que ce soient des caractéristiques particulières des feuilles (orientation, surface, présence de miellat de pucerons au revers...) ou des figues mûres (degré de maturité se traduisant par des fissures dans l'épiderme...) qui déterminent l'attractivité de la zone de fréquentation habituelle.

En effet, les mouches noires continuent à fréquenter la même zone lorsqu'il n'y existe plus de figues mûres et même lorsque les feuilles ont disparu de celle-ci.

Les zones de fréquentation habituelles se constatent pour les activités de nutrition. Pendant la phase intense de pontes de la saison, j'ai observé que les mouches pondeuses visitent toutes les zones du figuier, variables et se recouvrant partiellement d'une mouche à l'autre.

Silba adipata McAlpine sur le revers d'une jeune feuille sommitale d'un rameau de figuier

Silba adipata McAlpine sur le revers d'une jeune feuille sommitale d'un rameau de figuier

 

PARTIES DU FIGUIER FREQUENTEES

 

REVERS DES FEUILLES

J'ai observé que Silba adipata McAlpine se tient principalement sur le dessous des feuilles car elle n'apprécie pas (et même fuit) le soleil direct.

Ce comportement, combiné à sa très petite taille, explique sa discrétion sur le figuier.

Silba adipata McAlpine sur le revers d'une feuille de figuier

Silba adipata McAlpine sur le revers d'une feuille de figuier

 

Silba adipata McAlpine sur le revers d'une feuille de figuier

Silba adipata McAlpine sur le revers d'une feuille de figuier

Sur le dessous des feuilles de figuier, Silba adipata McAlpine demeure souvent immobile pendant plusieurs minutes.

 

Silba adipata McAlpine sur le dessous d'une feuille de figuier

 

Le revers des feuilles est l'endroit de pose directe sur le figuier le plus utilisé par Silba adipata McAlpine, après un vol vif et zigzaguant, et elle y alterne des phases d'immobilité prolongée avec des marches plus ou moins rapides.

La vidéo ci-après montre la pose et la marche sur le dessous d'une feuille de figuier.

 

Silba adipata McAlpine : pose et marche sur le dessous d'une feuille de figuier (noter le vol vif et zigzaguant)

 

DESSUS DES FEUILLES

J'ai observé que Silba adipata McAlpine fréquente peu le dessus des feuilles, où elle ne se pose que rarement.

Sauf si elle est attirée par un élément nutritif qui s'y trouve (exemples : coulure de jus de figue mûre, exsudation de latex à la surface du limbe dans une zone - alors marron - détériorée par une maladie cryptogamique).

Pour attirer Silba adipata McAlpine sur le dessus d'une feuille, j'enduis celui-ci de latex en frottant l'extrémité d'un pétiole de feuille arrachée (photographies ci-après).

Silba adipata McAlpine : deux individus sur le dessus d'une feuille de figuier - cas peu fréquent

Silba adipata McAlpine : deux individus sur le dessus d'une feuille de figuier - cas peu fréquent
 (consommation de latex déposé afin de les attirer)

 

Silba adipata McAlpine : deux individus sur le dessus d'une feuille de figuier - cas peu fréquent

Silba adipata McAlpine : deux individus sur le dessus d'une feuille de figuier - cas peu fréquent
 (consommation de latex déposé afin de les attirer)

 

PETIOLES DES FEUILLES

J'ai observé que Silba adipata McAlpine fréquente peu le pétiole des feuilles, où elle ne se pose que rarement.

Il ne s'agit pas d'un endroit qu'elle recherche pour se nourrir. Elle utilise le pétiole comme zone de transit vers le dessous de la feuille.

Silba adipata McAlpine sur pétiole de feuille de figuier, en transit vers le dessous du limbe

Silba adipata McAlpine sur pétiole de feuille de figuier, en transit vers le dessous du limbe

 

Silba adipata McAlpine sur pétiole de feuille de figuier

Silba adipata McAlpine sur pétiole de feuille de figuier

Une exception : si le pétiole est accidentellement brisé, ou s'il est volontairement sectionné pour faciliter l'observation, les mouches noires du Figuier se précipitent sur le point de cassure ou de taille, au niveau duquel suinte abondamment du latex, dont elles sont très avides. Voir observations détaillées au chapitre présentant le bris de pétiole et au chapitre relatant la création de points de suintement de latex.

 

BOIS GRIS

J'ai remarqué que Silba adipata McAlpine ne se pose jamais sur le tronc du figuier.

Elle ne se pose pas non plus sur le bois gris (branches charpentières, rameaux de un an et plus), sauf si ce dernier est écorcé ou taillé et que du latex est disponible en surface.

 

BOIS DE L'ANNEE

Hors période de figues mûres, Silba adipata MacAlpine se pose rarement sur le bois de l'année (vert, puis marron), sauf s'il existe un point de suintement de latex (par exemple, les zones d'attache des pétioles de feuilles fraîchement arrachées).

Il lui arrive d'utiliser les rameaux de l'année pour se rendre à la marche d'un point de suintement de latex à l'autre, s'il en existe plusieurs. Mais, souvent, elle se rend d'un point de suintement à un autre par un court vol direct virevoltant.

En période de récolte, elle se pose sur les rameaux de l'année pour approcher les figues mûres. Et il lui arrive d'utiliser les rameaux de l'année pour se rendre à la marche d'une figue à l'autre.

Silba adipata McAlpine sur rameau de figuier (bois de l'année)

Silba adipata McAlpine sur rameau de figuier (bois de l'année)

 

Mouche noire du Figuier sur la zone d'attache du pétiole d'une feuille de figuier arrachée (suintement de latex)

Mouche noire du Figuier sur la zone d'attache du pétiole d'une feuille de figuier arrachée (suintement de latex)

 

FIGUES MÛRES

En période de figues mûres, Silba adipata McAlpine est très attirée par celles-ci.

Elle s'y pose souvent directement pour se nourrir. Ou elle se pose sur le bois des rameaux de l'année porteurs de figues.

Mouche noire du Figuier sur une figue en début de surmaturité

Mouche noire du Figuier sur une figue en début de surmaturité (variété unifère 'Col De Dame Noire')

 

FIGUES IMMATURES

Selon mes observations, Silba adipata McAlpine ne se pose que rarement sur les figues immatures (dures et vertes). Même lorsque ces dernières sont très abondantes, je ne l'ai jamais vue se poser sur l'une d'entre elles pour se nourrir.

La raison en est sans doute que ce type de figues ne présente pas de fissures dans l'épiderme lui permettant de sucer le parenchyme sous-jacent, ni de trous de ponte de cératite d'où émerge du latex dont elle est friande.

Hors ponte, réalisée exclusivement dans l'ostiole des figues immatures, Silba adipata McAlpine utilise ces dernières seulement comme des zones de transit d'un point à un autre du figuier (de façon rare).

Exemple ci-après.

Mouche noire du Figuier sur une figue immature

Mouche noire du Figuier sur une figue immature, positionnée vers deux autres mouches (à droite)

Quelques secondes après (sans s'être nourrie sur la figue verte).

La mouche noire du Figuier a quitté la figue verte, à gauche, pour rejoindre les deux autres (suintement de latex)

La mouche noire du Figuier a quitté la figue verte, à gauche, pour rejoindre les deux autres (suintement de latex)

 

 

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