Silba adipata McAlpine

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Auteur : François DROUET
Photographies : François DROUET

(sauf indications)
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Ensachage individuel des figues

 

 

 

Ce procédé de lutte concerne la culture du figuier par les amateurs. Pour les professionnels, il engendre un coût de main d'oeuvre prohibitif, mais je laisse y réfléchir ceux d'entre eux qui pratiquent la culture en mode biologique sur des surfaces peu importantes.

Je détaille ci-après les modalités de l'ensachage individuel des figues, selon le plan suivant : procédé retenu, les sachets en organza, première campagne de tests, déclenchement de la pose, temps de traitement, bénéfices secondaires, autre test d'ensachage individuel (procédé non retenu).

 

PROCEDE RETENU

 

L'ensachage des figues empêche Silba adipata McAlpine de déposer ses oeufs sous les écailles ostiolaires, ou dans le canal ostiolaire, de la figue immature.

Deux types d'ensachage peuvent être envisagés : l'ensachage de la partie terminale du rameau, où se situent les groupes de figues à protéger, ou le sachet individuel posé sur chacune des figues.

Compte tenu du mode de fructification du figuier, qui fait naître les figues au fur et à mesure de l'allongement de la partie supérieure du rameau, l'ensachage de groupes de figues semble engendrer des difficultés. Le volume de l'ensachage rend problématique sa résistance aux vents violents, même si celui-ci peut être réduit par une préparation du rameau à ensacher (taille de certaines feuilles).

Le sachet individuel exige un soin particulier au niveau du système de fermeture, avec fixation au col de la figue (ou au pédoncule de la figue pour certaines variétés).matériau.

La protection des groupes de figues immatures portés à l'extrémité des rameaux de l'année avec des sacs en organza de grandes dimensions, ou du voile d'organza lié au rameau, donne de bons résultats (si l'on coupe certaines feuilles), selon Rueben CHETCUTI, qui l'utilise à Malte, comme l'un de ses amis en Israël.

Protection d'un groupe de figues contre Silba adipata McAlpine avec de l'organza

Protection d'un groupe de figues contre Silba adipata McAlpine avec de l'organza
Crédit : Rueben CHETCUTI

Mais je n'ai jamais été motivé pour essayer ce procédé, qui me semble moins pratique que l'ensachage individuel des figues (peut-être à tort...).

J'ai porté ma préférence sur la pose de sachets individuels en organza, qui, selon mes tests, requiert un temps de traitement tout à fait acceptable en verger d'amateur.

Une des principales raisons qui motivent ce choix est la nécessité de conserver la protection lorsque les figues ont atteint le stade de la maturité, afin de protéger (partiellement) celles-ci contre la mouche méditerranéenne des fruits (Ceratitis capitata Wiedemann), très active dans mon jardin.

Si les figues sont protégées collectivement, la récolte s'avère plus lente et plus pénible, car la maturité est échelonnée sur chacun des rameaux et la protection doit être largement ouverte puis refermée (ou retirée et remise en place, s'il s'agit d'un sac) à chaque prélèvement d'une figue mûre.

Ensachage individuel des figues immatures contre Silba adipata McAlpine (sachets en organza)

Ensachage individuel des figues immatures contre Silba adipata McAlpine (sachets en organza)

 

LES SACHETS EN ORGANZA

 

MATIERE

Il ne s'agit d'ensacher les figues avec une matière opaque, car celle-ci ne permet pas de connaître le niveau de maturité des figues, et ne laisse pas passer le soleil. La technique employée pour les pommes et les poires consistant à ouvrir le sac opaque quinze jours avant la récolte pour que le fruit se colore correctement est inadaptée pour la figue, à maturité très échelonnée sur le même arbre.

De plus, ce procédé permettrait à la mouche noire du Figuier d'attaquer les figues immatures encore sur l'arbre, et conduirait à une attaque de 100 % des figues par la mouche méditerranéenne des fruits, qui commence ses attaques virulentes dès le stade de la véraison (figue ayant juste tourné vers la couleur de maturité et à peine amollie).

Dans un article paru sur le site de la SNHF, Daniel Veschambre, ingénieur horticole, propose pour l'ensachage des fruits tels pomme, poire, raisin, la confection de sacs en intissé soudé, à réaliser soi-même. La feuille d’intissé de 30 cm x 60 cm est pliée en deux et soudée avec un fer à repasser à sec réglé sur « coton », l’intissé étant protégée par du papier sulfurisé. Le sac ainsi formé est bloqué sur le rameau portant le fruit, avec un lien ou une attache plastique bien serrée.

La méthode pourrait être transposée au figuier et permettrait d'ensacher les figues individuellement. Je m'interroge toutefois sur la résistance de l'intissé au passage de l'ovipositeur et sur l'effet de surchauffe à l'intérieur des sachets pendant la période estivale.

L'idéal est l'utilisation de sachets à maille fine, laissant pénétrer l'air et le soleil, mais interdisant à la femelle pondeuse de pénétrer dans le sachet.

L'objectif du matériau choisi n'est pas d'éviter que l'ovipositeur ne puisse passer au travers grâce à une maille assez fine, mais de garder la femelle pondeuse loin de l'ostiole grâce à une certaine rigidité, empêchant ainsi qu'elle n'y ponde.

L'organza (organdi) satisfait à l'ensemble des spécifications précitées.

 

TAILLE

Le sachet doit évidemment être assez gros pour permettre l'accroissement maximal de la figue, même si la pose s'effectue sur de toutes petites figues de diamètre 1 cm (le diamètre minimal que j'ai mesuré pour une figue attaquée par Silba adipata McAlpine est 1,1 cm).

Deux modèles de sachets ont été sélectionnés : l'un de dimensions 7 x 10 cm,  pour les figues de petite et moyenne taille ; l'autre de dimensions 8 x 12 cm pour les  figues de grande taille.

Il se pourrait que pour les variétés aux figues les plus grosses, il convienne d'utiliser un sachet de dimensions 10 x 15 cm. Le test sera réalisé en 2022.

 

PREMIERE CAMPAGNE DE TESTS

 

RESISTANCE DES SACS EN ORGANZA

La campagne de tests, menée en 2021, a montré que les deux modèles de sachets en organza satisfont aux critères de résistance au soleil, à la pluie (pas de déformation), et aux vents forts.

Elle a permis également de constater la permanence de la rigidité des sachets au cours de la saison, facteur essentiel pour éviter que la femelle pondeuse n'atteigne l'ostiole lorsque qu'elle se pose sur ceux-ci.

Ensachage individuel des figues contre Silba adipata McAlpine : sachets en organza

Ensachage individuel des figues contre Silba adipata McAlpine : sachets en organza

 

Protection contre Silba adipata McAlpine : figue ayant mûri en sachet individuel en organza

Protection contre Silba adipata McAlpine : figue ayant mûri en sachet individuel en organza

 

SYSTEME DE FERMETURE DES SACS

Le système de fermeture des sacs est un point très important. Il convient d'utiliser des sacs avec fermeture intégrée (cousue) à deux brins de serrage coulissants, sachant que ceux-ci doivent être en satin plat. Une fermeture avec cordonnets coulissants épaissit la partie du sac qui doit être insérée entre la figue et le pétiole de la feuille qui l'accompagne, rendant la pose du sac plus malaisée.

Le système à brins coulissants satisfait au critère de solidité (pose et tenue sur l'arbre). Lors de la pose, un à deux sachets sur 100 seulement présentent un défaut de couture ou de solidité des brins de fermeture, qui entraîne leur élimination.

Sur des figues de petite et moyenne taille, la fermeture par les deux brins coulissants serrés autour du cou de la figue ne paraît pas une entrave au bon développement. Même si j'observe sur certaines figues mûres une déformation dans la partie haute.

Ce point reste à tester (en 2022) sur des figues de grosse taille.

Une bande élastique pourrait être une autre solution pour le système de fermeture des sachets en organza. Selon mes mesures, le cou de la figue présente un diamètre d'environ 5 mm lorsque la figue immature atteint la taille à partir de laquelle elle peut être attaquée par Silba adipata McAlpine (environ 1 cm de diamètre). Je ne connais rien en matière de couture, mais je pressens une difficulté technique...

 

REUTILISATION DES SACS

Compte tenu de leur état après récolte des figues mûres (détachées avec leur sachet protecteur), les sachets semblent pouvoir être utilisés au moins deux saisons. Le nombre des réutilisations possibles reste à déterminer au cours des prochaines saisons.

Figues s'étant développées et ayant mûri protégées contre Silba adipata McAlpine par un sachet en organza.

Figues s'étant développées et ayant mûri protégées contre Silba adipata McAlpine par un sachet en organza
(variété unifère 'Bellone')

 

DECLENCHEMENT DE LA POSE

 

Il ne s'agit pas de déclencher la pose des sacs de protection en organza à une date donnée.

Pour agir efficacement contre Silba adipata McAlpine, il faut agir avec précision en fonction du comportement des femelles pondeuses, et il faut donc prendre uniquement en considération l'atteinte par les figues du diamètre à partir duquel Silba adipata McAlpine peut les attaquer (diamètre critique). Sachant que la date d'atteinte du diamètre critique varie selon la variété et l'emplacement de l'arbre, et, pour le même arbre, d'une année sur l'autre en fonction des conditions climatiques.

Le diamètre de la figue qui doit déclencher l'ensachage est de 1 cm.

Compte tenu que la figue de plus petite taille pour laquelle j'ai observé directement une ponte avait un diamètre de 1,1 cm. Et que, selon mes mesures, environ 40 % des attaques de Silba adipata McAlpine surviennent sur des figues immatures d'un diamètre variant ente 1,1 et 1,4 cm.

En pratique, je commence l'ensachage quand les cinq plus grosses figues sur l'arbre ont atteint le diamètre critique (comme je le fais pour lancer la campagne d'observation des pontes sur un figuier donné).

En utilisant, bien sûr, un pied à coulisse pour mesurer exactement le diamètre des figues (le sycone n'étant pas une sphère régulière, je mesure habituellement le plus grand de ses diamètres).

Et j'inclus dans le premier lot de figues ensachées toutes celles dont le cou est suffisamment individualisé.

Silba adipata McAlpine pondant sous les écailles ostiolaires d'une figue immature de très petite taille.

Silba adipata McAlpine pondant sous les écailles ostiolaires d'une figue immature de très petite taille
(noter la différence de taille entre les deux figues immatures)

 

TEMPS DE TRAITEMENT

 

La première idée qui vient à l'esprit en entendant "ensachage" pour les figues est qu'il s'agit d'un travail important, difficile à mettre en oeuvre.

C'est vraisemblablement le cas pour les professionnels, mais il n'en est rien pour les amateurs.

Particulièrement lorsque les arbres sont conduits en touffe - ou en gobelet très ouvert sur tronc bas - de 3,5 m de hauteur, et que l'on circule assez rapidement autour de ceux-ci.

La meilleure configuration est le figuier conduit de façon à ce que tous les fruits soient accessibles à partir du sol, soit directement, soit en tirant vers soi les rameaux souples avec l'instrument traditionnel du sud, un crochet de fer fixé au bout d'une canne de Provence.

Dans le cas où le figuier est conduit en hauteur, on peut choisir de ne traiter que les figues situées entre le sol et la hauteur de 3 à 4 m.

Les tests montrent, qu'en travaillant à vitesse normale, je puis ensacher individuellement 80 figues en 1 heure avec le procédé retenu (figues faciles et difficiles d'accès, portées par le même arbre de 4 m de haut, ensachéees depuis le sol sans recours à l'échelle).

Cela permet de sauvegarder en 5 h de travail la totalité d'un figuier portant 400 figues, ce qui constitue une récolte importante pour un seul figuier à récolte piétonne.

Ce temps de traitement est tout à fait acceptable en jardin d'amateur, d'autant plus que, compte tenu du mode de fructification du figuier, la charge de travail peut être répartie sur quelques jours.

Note.

Pour ensacher une figue isolée et bien placée, le temps est inférieur à dix secondes, ce qui pourrait faire espérer un traitement de 6 figues par minute, soit 360 figues à l'heure. Mais pour traiter la totalité d'un arbre de 3 à 4 mètres de haut, il faut prendre en compte les mouvements autour de l'arbre et les manipulations de branches, ainsi que diverses difficultés de pose des sacs.

Les trois principales d'entre elles sont : les figues en hauteur ou dans le centre de l'arbre, qui nécessitent de ramener la branche vers soi et de maintenir celle-ci d'une main, que l'on utilise aussi pour l'ensachage ; les figues groupées de façon serrée car les entre-noeuds sont pratiquement inexistants ; les figues terminales du rameau qui sont collées au bourgeon apical, entre lequel et la figue il faut insérer le sac.

Ainsi, à vitesse de traitement normale, nécessaire car le travail à bras levés peut être parfois pénible, je n'ai pas pu faire mieux que 80 figues par heure (productivité moyenne en traitant entièrement un figuier).

 

BENEFICES SECONDAIRES

 

EFFICACITE PARTIELLE CONTRE LA CERATITE

La cératite (Ceratitis capitata Wiedemann) n'attaque pas les figues immatures dures et vertes, mais elle attaque les figues s'étant amollies (véraison, maturité, surmaturité) avec frénésie, en pondant à la fois dans l'ostiole et à tout endroit de l'épiderme.

Pour les récoltes de figues venant à maturité après l'apparition annuelle de la cératite (le 30 juin, dans mon jardin), il faut donc lutter contre celle-ci.

Le sachet en organza maintient l'ostiole hors de portée de l'ovipositeur de la cératite au stade de la maturité, comme c'est le cas pour la mouche noire du Figuier au stade de l'immaturité.

La fermeture du sachet en organza au niveau du col de la figue suffit pour Silba adipata McAlpine, car elle ne pond que dans l'ostiole.

J'ai observé que si un sachet a été serré un peu haut sur le col de la figue, ce qui arrive parfois sur des figues pour lesquelles la pose a été difficile, la cératite pond sur la très petite partie du col non protégée par le sachet (même sur 2 mm).

Et j'ai constaté que la cératite pond également dans l'épiderme de la figue à l'endroit où le flanc de celle-ci frotte contre le sachet en organza, lorsque la figue prend du volume au cours de la phase finale de la maturation. Les attaques de la cératite sont décelables par les traces de latex sur le sachet protecteur, à l'endroit exact de la piqûre de ponte qui a provoqué un suintement de latex sur l'épiderme.

Mais si l'on considère que la rigidité de l'organza permet de conserver l'ostiole et la plus grande partie de l'épiderme de la figue hors de portée de la cératite, on peut conclure que l'ensachage individuel des figues assure une protection appréciable (même si partielle) contre la cératite.

Traces (latex) sur un sachet protecteur en organza de la piqûre de la cératite dans une figue mûre.

Traces (latex) sur un sachet protecteur en organza de la piqûre de la cératite dans une figue mûre

 

Traces (latex) sur un sachet protecteur en organza de la piqûre de la cératite dans une figue mûre.

Traces (latex) sur un sachet protecteur en organza de la piqûre de la cératite dans une figue mûre

 

EFFICACITE MAXIMALE CONTRE LA TEIGNE DU FIGUIER

Le sachet en organza étant posé entre la figue et le pétiole de la feuille accompagnatrice de celle-ci, la chenille de la teigne du figuier n'a plus accès à la figue lorqu'elle tisse son cocon à cet endroit (cas le plus fréquent).

Cet accès lui est interdit également dans les cas où le cocon est tissé entre la figue et le rameau, ou entre la figue et le bourgeon apical.

Ainsi, on évite la perte des figues qui ne survivent pas aux morsures de la chenille (chute à une taille minuscule, après avoir rougi), et la récolte est exempte de figues mûres qui ont survécu à ces morsures au stade immature, mais qui présentent des rebutantes traces d'attaques plus ou moin importantes.

 

AUCUNE EFFICACITE CONTRE LES PIES

Les sachets en organza ne protègent pas les figues contre l'attaque des pies. Celles-ci percent le sachet à coups de bec, et parviennet à altérer la figue à de nombreux endroits. 

Souvent, la figue mûre chute alors au sol dans son sachet en organza.

Le sachet n'est, bien entendu, plus réutilisable.

 

CAS DES VARIETES DE FIGUES REQUERANT LA POLLINISATION

Pour les variétés de figues de type Smyrne ou San Pedro, l'ensachage des figues interdit au blastophage (Blastophaga psenes L.) de pénétrer dans la figue et de procéder à la pollinisation.

Toutefois, en France, ce type de figues ne se trouve que dans les vergers de collectionneurs. A l'exception de 'Dauphine', de type San Pedro (donc pour laquelle seule la deuxième récolte est concernée), les cultivars de figues commerciaux et les trente variétés de figues d'amateur les plus plantées sont du type commun (parthénocarpique).

De plus, le blastophage est absent dans 75 % du territoire français, où il ne supporte pas les températures hivernales, alors que le figuier est cultivé dans les jardins et vergers d'amateurs dans pratiquement toutes les régions de France.

 

AUTRE TEST D'ENSACHAGE INDIVIDUEL (PROCEDE NON RETENU)

 

Produit "Fruitsac", acheté chez Baumaux.

Il s'agit de sacs en papier sulfurisé blanc microperforé, assez fin (légèrement transparent) mais relativement rigide, de dimensions 17 cm x 21 cm (c'est la plus petite des deux tailles de produit proposées).

Les liens séparés sont en plastique blanc armé de longueur 15 cm et de largeur 0,4 cm.

Tests d'ensachage des figues contre Silba adipata McAlpine : sacs et liens.

Tests d'ensachage des figues contre Silba adipata McAlpine : sacs et liens

J'ai testé dans un premier temps l'ensachage d'une dizaine de figues au stade de la véraison.

Elles ont mûri correctement à l'intérieur des sacs et j'ai pu les consommer mûres à point 4 jours après.

Puis, j'ai testé l'ensachage de figues immatures de grandes dimensions.

Mais, compte tenu de la difficulté de pose des sacs, intrinsèquement rédhibitoire, je n'ai pas poursuivi l'expérimentation.

Essai d'ensachage des figues contre Silba adipata McAlpine.

Essai d'ensachage des figues contre Silba adipata McAlpine

 

Essai d'ensachage des figues contre Silba adipata McAlpine.

Essai d'ensachage des figues contre Silba adipata McAlpine

Les dimensions du sac, très importantes par rapport au volume de la figue même à complet développement, font que la pose n'est pas pratique pour les figues séparées les unes des autres par de très courts entre-noeuds.

Les dimensions des sacs devraient être réduites de façon significative pour la pose sur figues.

Mais c'est la rigidité relative du papier et le système de fermeture qui rendent la pose vraiment malaisée.

Le papier étant relativement rigide, au niveau du col où l'on doit poser le lien, il s'écarte et il faut le maintenir serré pour parvenir à poser le lien.

Il faut aussi maintenir serré le lien au niveau où on le ferme, sinon il est difficile à enrouler sur lui-même.

Réaliser les deux opérations en même temps n'est pas chose facile d'autant plus que l'espace entre la figue et le rameau est réduit.

De ce fait, il faut s'y reprendre à plusieurs fois et cela consomme beaucoup de temps. J'ai même fait tomber la figue à deux reprises en voulant effectuer la manipulation de façon trop rapide.

Toutefois, la masse de papier au niveau du col une fois le lien bien serré dépasse largement celui-ci. Cela pourrait éviter que Ceratitis capitata Wiedemann ne puisse pondre dans l'épiderme au niveau du col lorsque la figue a atteint le stade de véraison.

Mais, compte tenu que le papier fait beaucoup de plis au niveau de la fermeture, je ne suis pas certain que l'on puisse serrer suffisamment le lien pour qu'il ne reste pas des micro-espaces qui permettent à Silba adipata McAlpine (figue immature) et à Ceratitis capitata Wiedemann (figue au stade de la véraison ou mûre) de pénétrer dans le sac et de pondre dans la figue.

La rigidité relative du papier pourrait pourtant être considéré comme un point fort car elle évite qu'il ne se plaque sur la figue, en donnant un effet bouffant au sac.

Ainsi, les mouches qui se poseraient sur celui-ci se trouvent trop éloignées de la figue pour qu'elles puissent y pondre, dans le cas où l'ovipositeur pourrait transpercer le papier ou être introduit par les micro-perforations de celui-ci (ce que je n'ai pas pu vérifier).

Je ne connaissais pas le degré de transparence exact des sacs avant de réaliser le test. Je constate que ceux-ci sont translucides, mais insuffisamment pour que l'on puisse juger de la maturité de la figue.

Essai d'ensachage des figues contre Silba adipata McAlpine.

Essai d'ensachage des figues contre Silba adipata McAlpine
(le sac est insuffisamment translucide pour que l'on puisse juger de la maturité de la figue)

En conclusion, le produit "Fruitsac" testé ne me paraît pas adapté à l'ensachage des figues contre Silba adipata McAlpine (ni contre Ceratitis capitata Wiedemann).

 

 

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