Silba adipata McAlpine

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Auteur : François DROUET
Photographies : François DROUET

(sauf indications)
Tous droits réservés 

 

 

Symptômes

Cas des caprifigues

 

 

 

Je n'ai pas encore procédé à l'observation de Silba adipata McAlpine sur des caprifiguiers.

Toutefois, Bernard PEYRE, ancien producteur de figues et passionné de figuier, m'a fait part des observations suivantes.
 

- Début des observations de Bernard PEYRE -

En 2016, j'ai observé plusieurs fois un caprifiguier à Toulouse. En particulier, j'ai vu en juillet la sortie des blastophages et j'ai trouvé à plusieurs reprises en août des caprifigues infestées de larves de Silba adipata McAlpine.

Passant à nouveau devant ce caprifiguier le 7 décembre, j'ai constaté la présence de caprifigues bien développées sur l'arbre dépourvu de ses feuilles. Il s'agit des "mamme", qui permettent aux larves du blastophage (Blastophaga psenes L.) de passer l'hiver à l'abri.

J'ai cueilli une de ces mamme, apparemment tout à fait normale et sans trous de sortie de larve.

En l'ouvrant, je constate qu'il s'agit d'une caprifigue sans cavité centrale.

L'intérieur montre les signes d'une attaque de Silba adipata McAlpine. En suivant du mieux possible la galerie sous l'épiderme, je n'ai pas trouvé ce qui pourrait ressembler à une larve ou à une pupe, bien que j'aie détecté un minuscule corps noirâtre que je ne suis pas parvenu à identifier.

Silba adipata McAlpine : intérieur d'une caprifigue attaquée

Silba adipata McAlpine : intérieur d'une caprifigue attaquée
(la photographie ayant été prise en décembre, la caprifigue est une "mamma")
Crédit : Bernard PEYRE

La caprifigue ne présentant pas de trous de sortie de larve, j'ai pensé que le cas rencontré correspondait aux observations de F. SILVESTRI pour ce type de caprifigue.

Ce dernier a en effet observé que dans les figues de caprifiguier dont la cavité centrale est entièrement occupée par des fleurs étroitement proches les unes des autres ou par des fleurs porteuses de galles du blastophage, les jeunes larves meurent presque toutes car elles ne peuvent pas se mouvoir entre les parties distales des fleurs qui les compriment.

Référence : SILVESTRI F., 1917, Sulla Lonchaea aristella Beck. (Diptera : Lonchaeidae) dannosa alle infiorescenze e fruttescenze del caprifico e del fico, Bollettino del Laboratorio di Zoologia Agraria in Portici, vol.12, pp. 123 -146.

Mouche noire du figuier : intérieur d'une

Mouche noire du figuier : intérieur d'une "mamma" de caprifiguier infestée
(bien qu'il s'agisse d'une caprifigue sans cavité centrale, au moins une larve a
réussi à atteindre le parenchyme sous l'épiderme et à y creuser une galerie)
Crédit : Bernard PEYRE

A l'examen détaillé de l'intérieur de la caprifigue, je constate que les larves se sont nourries du dessus des fleurs au centre de la figue.

Il se peut que certaines larves soient mortes au niveau des fleurs, empêchées de se mouvoir par celles-ci, mais je remarque qu'au moins une larve a réussi à atteindre le parenchyme sous l’épiderme, où elle a creusé une galerie. Il s'agit d'ailleurs peut-être d'une larve unique.

Je note aussi que le sillon de nourriture des larves qui va rejoindre le parenchyme est relativement large dans sa partie terminale, ce qui semble indiquer que les larves se sont frayé un chemin assez facilement.

Je ne m'explique pas l'absence de trous de sortie de larve car la larve (ou les larves) ayant creusé une galerie dans le parenchyme sous l'épiderme aurait dû perforer celui-ci à complet développement, pour chuter au sol.

Il s'agit peut-être d'une infestation très tardive et la larve aurait succombé au froid.

Il pourrait s'agir aussi d'une pupation avortée. J'ai déjà trouvé des pupes dans des figues... Voir mes observations relatées au chapitre relatif à la pupe.

Le corpuscule noirâtre que je n'ai pas pu identifier correspond peut-être au reliquat desséché d'une larve ayant amorcé sa pupation, sans que cette dernière ne puisse aller à son terme.

- Fin des observations de Bernard PEYRE -

 

 

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