Silba adipata McAlpine

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Auteur : François DROUET
Photographies : François DROUET

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Cycle de vie

 

 

 

Selon le plan suivant : durée du cycle, durée de vie, nombre de générations, hivernation, sortie d'hivernation et premières pontes, dernières pontes de l'année, fin de présence dans mon jardin.

Un grand nombre d'informations sont fournies dans l'article de Filippo SILVESTRI, que je complète par des observations d'autres auteurs et par mes observations personnelles.

Référence : SILVESTRI F., 1917,  Sulla Lonchaea aristella Beck. (Diptera : Lonchaeidae) dannosa alle infiorescenze e fruttescenze del caprifico e del fico, Bollettino del Laboratorio di Zoologia Agraria in Portici, vol.12, pp. 123 -146.

Les observations personnelles dont je fais part ont été réalisées dans mon jardin situé sur le littoral méditerranéen du sud-est (région de Toulon).

 

DUREE DU CYCLE

 

F. SILVESTRI  fournit les durée biologiques suivantes.

Incubation des oeufs (temps pour que la larve naisse de l'oeuf) : 3 jours en période d'été et 8 jours en avril.

Développement complet de la larve (entre la naissance et l'abandon de la figue) : 6 ou 7 jours en période d'été et 24 jours en avril.

Durée de la vie à l'état de pupe : 9 à 10 jours en période d'été (confirmé par mes observations) et 16 jours en avril.

Le cycle d'évolution de la mouche noire du Figuier est donc de 18 à 20 jours en période d'été et de 48 jours en avril.

 

DUREE DE VIE

 

J. GHESQUIERE a conservé en vie pendant six semaines des mouches adultes de Silba adipata McAlpine en laboratoire, nourries au jus de raisin .

Il assure qu'in situ la vie de l'adulte est beaucoup plus longue.

Référence : GHESQUIERE J., 1949, La mouche noire des figues Lonchaea aristella Beck. à la Côte d'Azur, comptes rendus des séances de l'Académie d'agriculture de France, T. 35, pp. 650-653.

Je retiens donc l'estimation d'une durée de vie de 1,5 à 2 mois pour Silba adipata McAlpine.

F. SILVESTRI indique quant à lui que la mouche noire du Figuier "doit vivre un mois et plus".

 

NOMBRE DE GENERATIONS

 

OBSERVATIONS DE F. SILVESTRI

F. SILVESTRI décrit les enchaînements de générations comme suit.

Il a pu déterminer qu'à partir des oeufs déposés dans l'ostiole début avril, on obtient des adultes fin mai.

Les adultes de cette première génération pondent des oeufs à la fin mai ou les premiers jours de juin et ces oeufs peuvent donner des adultes d'une deuxième génération à la fin juin ou les premiers jours de juillet.

En juillet, août et septembre naissent les troisième, quatrième et cinquième générations, le développement complet de l'adulte en juillet et août ne prenant que 19 à 20 jours.

Une sixième génération naît pendant la période octobre-novembre-décembre.

Les adultes vivant plus d'un mois, ceux de la génération précédente continuent à déposer des oeufs alors que les adultes de la génération suivante commencent à pondre et il y a ainsi une intrication des générations.

Remarques.

Les premiers vols de Silba adipata McAlpine observés dans l'année sont ceux d'une génération de fin d'automne de l'année précédente, sortie d'hivernation et qui est à l'origine des premières pontes de l'année. Les six générations évoquées par F. SILVESTRI sont celles issues des pontes de l'année (la génération sortie d'hivernation n'étant pas incluse dans les générations de l'année).

F. SILVESTRI arrive à dénombrer six générations parce qu'il prend en compte les variétés de figuiers domestiques très tardives (pour lesquelles il mentionne des attaques de Silba adipata McAlpine).

 

MES OBSERVATONS

En 2019, j'ai étudié l'enchaînement des générations de Silba adipata McAlpine dans mon jardin (sur trois figuiers, dont un bifère).

Voir détails dans le chapitre "Corrélation entre les apparitions des générations et les attaques".

J'ai constaté que, malgré la diversité des variétés de figuier présentes, le nombre des générations de l'année n'a été que de trois.

Au-delà de l'enchaînement des générations, j'observe régulièrement pour chacune des variétés de figuier que les attaques de Silba adipata McAlpine connaissent une période très courte de haute intensité, puis s'atténuent fortement et disparaissent complètement alors qu'il subsiste encore sur l'arbre de nombreuses figues immatures.

Voir le modèle du comportement d'attaque en trois phases de Silba adipata McAlpine.

Pendant la phase 3 du modèle, variant de 3 à 6 semaines, Silba adipata McAlpine n'attaque plus les figues immatures encore présentes sur les figuiers (quelle que soit leur taille).

C'est l'existence de cette phase 3 qui limite le nombre de générations.

J'ai calculé qu'en l'absence de phase 3 (donc si Silba adipata McAlpine attaquait les figues immatures jusqu'à disparition de celles-ci) le nombre de générations aurait été de 5. Voir calcul dans l'étude de corrélation précitée.

 

HIVERNATION

 

Selon F. SILVESTRI, l'adulte apparu en fin d'automne de l'année précédente "doit hiverner".

Son hypothèse d'hivernation à l'état adulte (diapause) repose sur le fait qu'il n'a jamais trouvé de larves de décembre à début avril, ni vu de pupes rester en l'état pendant une telle période.

Sans le formuler explicitement, F. SILVESTRI a dû se demander si la mouche noire du Figuier n'hiverne pas dans les mamme des caprifiguiers.

Il s'agit des figues bien développées que l'on observe l'hiver sur les branches dépourvues de feuilles des caprifiguiers et qui abritent les larves du blastophage (Blastophaga psenes L.), leur permettant ainsi de passer l'hiver à l'abri.

F. SILVESTRI insiste sur le fait qu'il n'a jamais trouvé de larves de la mouche noire du Figuier dans les mamme qu'il a examinées en hiver, en quelque état que se soit. Il n'y a trouvé que des enveloppes d'oeuf ouvertes, en nombre important.

Il cite en exemples des observations qu'il a réalisées les 6, 7, 9 et 29 décembre 1916 à Portici, Resina, Lecce, Salemi et Cosenza (de 28 à 127 mamme examinées par journée).

Il mentionne aussi les observations qu'il a effectuées de janvier à mars 1917 sur des mamme reçues d'Algérie, d'Espagne et du Portugal, ainsi que sur des mamme de Portici.

J'ai été surpris de l'hypothèse formulée par F. SILVESTRI d'hivernation de la mouche noire du Figuier à l'état d'adulte et non de pupe. Mes recherches sur Internet (en français, anglais, italien et espagnol) ne m'ont permis de recueillir que peu d'informations complémentaires sur l'hivernation de Silba adipata McAlpine.

Tout d'abord, celle fournie par J. GHESQUIERE, entomologiste belge, qui indique que "l'insecte hiberne à l'état de pupe, rarement à l'état larvaire".

Référence : GHESQUIERE J., 1949, La mouche noire des figues Lonchaea aristella Beck. à la Côte d'Azur, comptes rendus des séances de l'Académie d'agriculture de France, T. 35, pp. 650-653.

Puis celle de R. PUSSARD, également pour l'Académie d'Agriculture de France et dans la suite du document précédent, qui indique que "pour SCHEWKET, en Turquie, l'hivernation aurait lieu sous forme de pupe, très rarement de larve".

Référence : PUSSARD R., 1950, A propos de la mouche noire des figues Lonchaea aristella Beck., comptes rendus des séances de l'Académie d'agriculture de France, T. 36, pp. 144-145.

Il cite en référence le document suivant :

SCHEWKET N., 1934, Die Feiginsekten und die wesentlichsten Ursachen der Feigenfruchtfaüle, Anz. Schädlingsk., 10, n° 10, pp. 118-119, Berlin. Ce document existe sur Internet en allemand et en anglais, mais, à la date de rédaction du présent chapitre, il n'est en accès libre pour aucune des deux versions.

J. GHESQUIERE ne cite pas ce document, mais il cite N. SCHEWKET parmi ses sources pour le cycle évolutif.

J. GHESQUIERE et R. PUSSARD fournissent donc la même information, d'origine N. SCHEWKET.

R. PUSSARD, qui était directeur de la Station de zoologie agricole et de l'Insectarium d'Antibes (Alpes-Maritimes), apporte une contribution personnelle en ajoutant que le 5 octobre 1949 et le 20 janvier 1950, il a cherché en vain des pupes dans les dix premiers centimètres de terre sous les figuiers de la région de Solliès-Pont (Var).

Ceux-ci avaient pourtant été particulièrement touchés par la mouche noire du Figuier l'été précédent, où la perte en tonnage d'expédition fut de plus de 20 % (La région de Solliès-Pont était déjà un important centre de production de figues avec 300 hectares de culture mixte et une expédition annuelle de 1500 tonnes de figues fraîches).

Je n'ai pas manqué de consulter le site de l'INRA recensant les ravageurs européens (encyclopédie HYPPZ). A la date de publication du présent chapitre, la mouche noire du Figuier n'y figure pas, ni en nom d'espèce, ni en nom commun.

Pour la mouche méditerranéenne des fruits (Ceratitis capitata Wiedemann), ce site indique que l'hivernation se fait sous forme de pupe mais que l'on a observé dans le sud de l'Italie des adultes ayant réussi à passer l'hiver dans des orangers tardifs.

La question reste ouverte pour la mouche noire du Figuier...

 

SORTIE D'HIVERNATION ET PREMIERES PONTES

 

OBSERVATIONS DE F. SILVESTRI, L. TURINETTI et A. COSTA

Dans la région de Portici, Filippo SILVESTRI a observé que les premiers oeufs sont déposés la première quinzaine d'avril dans des profichi de caprifiguier.

Il indique que l'on peut trouver des oeufs frais dans les figues de figuier domestique à partir de mai.

Concernant l'époque de début des attaques en France, Louis TURINETTI indique qu'à Menton on trouve des larves dans des figues infestées dès le mois de mai.

Référence : TURINETTI L., 1921, Note sur la présence en France du Lonchaea aristella  Beck., Bulletin de la Société entomologique de France, pp. 195-196.

Alain COSTA mentionne l'apparition de la première génération de Silba adipata McAlpine courant février pour l'année 2019 dans la région d'Albatera, en Espagne (où se situent d'importants vergers commerciaux de figuiers de la variété bifère précoce 'Colar de Albatera', dont le début de récolte s'effectue vers la mi-mai).

Référence : COSTA A., 2019, El cultivo de la Higuera en el campo de Albatera, Newton publicaciones, page 133 (ISBN 978-84-943430-3-2, 183 pages).

 

MES OBSERVATIONS DE DEBUT 2016

Le 13 avril 2016, j'ai ramassé une demi-douzaine de petites figues attaquées largement teintées de rouge, attachées à l'arbre (variété 'Grise de la Saint-Jean'). Elles faisaient entre 1,5 et 2,1 cm de diamètre. 

Lorsque je les ai ouvertes, j'ai pu observer dans la cavité centrale de 1 à 3 larves et 6 larves dans la plus grosse d'entre elles. Ces larves étaient minuscules, visibles de façon nette seulement à la loupe, ce qui indiquait des naissances récentes.

Mais, dans la figue qui contenait 6 larves, l'une d'entre elles était beaucoup plus grosse : 4 mm de longueur. Bien visible sans loupe, elle faisait déjà preuve d'une grande vivacité.

La taille de cette larve permet de dater l'attaque à 20 jours auparavant, soit le 24 mars (j'avais d'ailleurs noté sur mon registre d'observations que plusieurs jeunes figues faisaient déjà 1,6 cm de diamètre à cette date).

D'autre part, F. SILVESTRI indique que la durée de maturation de l'oeuf (avant la ponte) est d'une dizaine de jours à cette époque de l'année.

Ce qui indique la présence dans mon jardin d'individus de Silba adipata McAlpine le 14 mars pour la saison 2016.

 

MES OBSERVATIONS DE DEBUT 2019

J'ai mesuré le 27 mars 2019 les plus grosses des figues fleurs de la variété 'Grise de la Saint-Jean' : elles présentaient un diamètre de 1,4 cm et même un diamètre de 1,6 cm pour l'une d'entre elles.

A cette date, je n'ai relevé aucun spécimen de Silba adipata McAlpine dans le piège posé sur ce figuier depuis le 20 mars (qui contenait par ailleurs une demi-douzaine de mouches diverses et que j'ai nettoyé).

Même constat pour le piège posé également le 20 mars sur un figuier 'Bellone' situé à cinq mètres du premier cité.

Le 7 avril 2019, soit 11 jours après, nouveau relevé des deux pièges.

Le piège posé sur le figuier 'Grise de La Saint-Jean' contenait une seule mouche noire du Figuier, de sexe femelle (parmi une dizaine d'autres mouches), alors que de nombreuses figues fleurs avaient atteint ou dépassé la taille critique d'attaque (1,5 cm de diamètre).

Par contre, dans le piège posé sur le figuier 'Bellone', j'ai relevé 12 mouches noires du Figuier, toutes de sexe femelle (parmi une vingtaine de mouches au total), alors que ce figuier unifère ne portait aucune figue.

Ainsi, pour la saison 2019, la première mouche noire du Figuier a été piégée entre le 27 mars et le 7 avril, à une date que je n'ai pas pu déterminer en raison de la fréquence de mes relevés.

 

MES OBSERVATIONS DE DEBUT 2020

Je n'ai pas posé de pièges en tout début de saison, souhaitant préserver les individus de Silba adipata McAlpine afin d'observer les pontes sur la production de figues fleurs de la variété 'Grise de la Saint-Jean'. 

Mais le 29 mars 2020, vers 16 h, j'ai écorcé (sur le dessus et sur un côté) un rameau d'environ 30 cm de longueur, situé à 1,50 m du sol en périphérie d'une touffe de la variété 'Bellone'. Cela a provoqué un suintement de latex à la surface du rameau, léger mais perceptible par l'odorat.

Vers 16 h 15, deux individus de Silba adipata McAlpine ont fait leur apparition. Ils ont parcouru le rameau pendant un quart d'heure environ, puis ils ont disparu. Ils n'étaient pas revenus une demi-heure après, lorsque j'ai quitté mon poste d'observation.

Ainsi, pour la saison 2020, j'ai observé les premières mouches noires du Figuier le 29 mars.

Mais la présence de celles-ci dans mon jardin est bien antérieure (ce dont je me doutais en raison d'épisodes de chaleur précoce survenus courant février, qui ont engendré un débourrement de la végétation bien plus tôt que les années précédentes).

En effet, le 19 avril, j'ai ramassé sur l'arbre une figue fleur rougie de la variété 'Grise de la Saint-Jean' (diamètre 2,9 cm), qui contenait 2 larves de Silba adipata McAlpine d'une longueur de 6,5 mm.

La taille de ces larves permet de dater l'attaque à 30 jours auparavant, soit le 20 mars (voir méthode).

La durée de maturation des oeufs (avant la ponte) étant de 10 jours à cette époque, il peut être déduit que Silba adipata McAlpine était présente dans mon jardin dès le 10 mars.

Plusieurs autres figues attaquées ont permis de dater des pontes au 22 mars.

 

DERNIERES PONTES DE L'ANNEE

 

Dans la région de Portici, F. SILVESTRI a observé que les derniers oeufs sont déposés en novembre dans des mamme de caprifiguier. Il indique que l'on peut trouver des oeufs frais dans les figues de figuier domestique jusqu'en octobre.

Concernant l'époque de fin des attaques en France, R. PUSSARD donne d'intéressantes informations personnelles sur la tardiveté de celle-ci : en 1949, au Cap d'Antibes, il a observé le 9 octobre une femelle en train de pondre dans une figue de la variété 'Bellone' de la grosseur d'une noisette ; la même année, les captures d'adultes étaient encore très nombreuses du 20 au 25 novembre et elles n'ont cessé qu'à partir du 21 décembre.

Référence : PUSSARD R., 1950, A propos de la mouche noire des figues Lonchaea aristella Beck., comptes rendus des séances de l'Académie d'agriculture de France, T. 36, pp. 144-145.

Marc SCHAISON, collectionneur de figuiers à Draguignan (Var), m'a rapporté en juillet 2020 que la ponte de Silba adipata McAlpine la plus tardive qu'il a pu observer sur ses plants s'est produite le 12 octobre 2014, à la mi-journée, sur une figue immature de la variété 'California Brown Turkey'.

Pour ma part, la ponte la plus tardive à laquelle j'ai assisté est intervenue le 18 septembre 2016, à 18 h 15, par temps assez venteux, sur une touffe de la variété unifère 'Col de Dame Noire' entièrement à l'ombre.

La ponte a eu lieu dans une figue immature verte de 2,3 cm de diamètre, alors qu'il restait dans la touffe seulement deux figues immatures et quatre figues mûres.

En fait, une ponte est possible tant qu'il existe une figue immature sur mon figuier le plus tardif ('Col de Dame Noire'), soit la dernière semaine de septembre.

Je ne tiens pas compte de la présence d'ultimes figues mûres car Silba adipata McAlpine n'attaque pas les figues mûres ou au stade de la véraison (et n'attaque donc que les figues immatures dures et vertes). Voir chapitre "Absence d'attaques des figues mûres".

Les figues infestées décelées au stade de la maturité étant des figues qui ont été attaquées au stade immature et qui ont continué leur développement jusqu'à l'atteinte de la maturité (tout en ayant l'intérieur dégradé).

 

FIN DE PRESENCE DANS MON JARDIN

 

La présence d'individus de Silba adipata McAlpine dans mon jardin est plus tardive que la date de dernière ponte possible.

Le 12 août 2017, afin de lutter contre Silba adipata McAlpine et Ceratitis capitata Wiedemann, j'ai posé un piège sur une touffe de la variété unifère 'Col de Dame Noire' âgée de 12 ans. Le piège posé était de type McPhail, chargé avec une solution aqueuse à 40 g/l de phosphate diammonique en poudre.

J'ai continué à relever le piège au-delà de la date du ramassage des dernières figues mûres (7 octobre 2017), espérant des captures qui me permettraient d'affiner la date de présence la plus tardive de Silba adipata McAlpine dans mon jardin.

J'ai effectivement continué à capturer des individus de Silba adipata McAlpine (et de Ceratitis capitata Wiedemann) au-delà de la date précitée, en réalisant un relevé approximativement une fois par semaine.

Lors de l'avant-dernier relevé du piège (15 novembre), je n'ai trouvé aucun individu de Silba adipata McAlpine (ni de Ceratitis capitata Wiedemann) et lors du dernier relevé (24 novembre), j'ai identifié dans le piège un individu de Silba adipata McAlpine (et aucun de Ceratitis capitata Wiedemann).

La capture du dernier individu de Silba adipata McAlpine a donc été réalisée entre le 15 et le 24 novembre.

Je note que le ramassage de la dernière figue mûre du jardin a eu lieu 39 à 48 jours auparavant (alors qu'il n'y avait plus de figues immatures).

Cette observation montre que Silba adipata McAlpine fréquente un lieu alors qu'il n'y existe plus ni figues immatures dans lesquelles pondre, ni figues mûres sur lesquelles se nourrir.

Et qu'elle fréquente ce lieu même lorsqu'il n'y existe plus de feuilles de figuiers pour se nourrir.

En effet, j'ai relevé les dates de chute des feuilles sur les trois figuiers de mon jardin : le 26 octobre 2017, une partie de leur feuillage était tombée, mais ils portaient encore des feuilles vertes et jaunes. Le 1er novembre, ils portaient encore des feuilles jaunes. Mais le 15 novembre, première date possible pour la capture du dernier individu de Silba adipata McAlpine, toutes les feuilles des figuiers étaient tombées.

Il faut souligner que Silba adipata McAlpine se nourrit aussi sur d'autres végétaux que le Figuier (sans y pondre), comme indiqué dans le chapitre "Nutrition : observations diverses". 

Mon jardin devrait donc rester attractif pour elle au-delà de la chute des feuilles des figuiers, sachant que les plantes ornementales qu'il abrite sont toutes à feuillage persistant (certaines étant même en fleurs en novembre) et qu'il y existe des fruitiers sempervirents porteurs de fruits jusqu'en décembre (agrumes, feijoas...).  

 

 

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