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Présentation Biologie Mode de vie Infestation Nuisance Moyens de lutte |
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Auteur : Bernard PEYRE. |
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Mouches sosies : Neosilba spp.
Depuis quelques années, les chercheurs mexicains observent sur les figuiers la présence de certaines espèces du genre Neosilba Waddill & Weems, 1978 (famille des Lonchaeidae), qui attaquent les figues immatures et qui sont morphologiquement quasi identiques à Silba adipata McAlpine. À la date de rédaction du présent chapitre (mars 2026), aucune de ces espèces n'a été signalée en France. Il me paraît néanmoins utile de livrer les informations permettant de détecter leur présence éventuelle dans les vergers et d'évaluer leur degré potentiel de nocivité sur les récoltes de figues. Selon le plan suivant : espèces du genre Neosilba attaquant les figues, nature des attaques et nocivité, repérage et identification du genre Neosilba.
ESPÈCES DU GENRE NEOSILBA ATTAQUANT LES FIGUES
OBSERVATIONS AU MEXIQUE Une équipe de chercheurs a découvert en 2023 dans l'état de Vera cruz, au Mexique, une nouvelle espèce du genre Neosilba Waddill & Weems, 1978, apparue en sus de Silba adipata McAlpine lors d'émergences d'imagos obtenues à partir de figues immatures infestées. Cette espèce a été nommée Neosilba flavitarsis MacGowan & Lasa. Elle
se distingue des
autres espèces du genre Neosilba par la couleur jaune brunâtre du tarsomère basal et du deuxième tarsomère de toutes les pattes. Référence : MACGOWAN I., NAVARRO-DE-LA-FUENTE L., WILLIAMS
T. & LASA R., 2025, A new species of Neosilba (Diptera, Lonchaeidae) associated with fig orchards in Mexico, Zootaxa 5583 (1): 195–200.
Neosilba flavitarsis MacGowan & Lasa, 2025 (spécimen mâle).
Neosilba flavitarsis MacGowan & Lasa, 2025 (spécimen femelle). La même équipe a mené en 2024 une étude similaire à plus grande échelle dans la même région. Les émergences d'imagos obtenues à partir de figues immatures infestées ont permis d'identifier, en sus
de l'espèce Silba adipata McAlpine, trois espèces du genre
Neosilba Waddill & Weems, 1978. Il s'agit de Neosilba batesi Curran, 1932 et Neosilba glaberrima Wiedemann, 1830, ainsi que d'une nouvelle espèce qui a été nommée Neosilba recurva MacGowan & Lasa. Et il est soupçonné l’existence de deux autres espèces du genre Neosilba à la suite des
analyses génétiques. Référence : LASA R., NAVARRO-DE-LA-FUENTE L., MACGOWAN I.,
WILLIAMS T., 2025, A Complex of Lance Flies
(Diptera: Lonchaeidae) Infesting Figs in Veracruz, Mexico, with the
Description of a New Species, Insects 16, no. 5: 458. Neosilba batesi mâle (A) et femelle (B) ; Neosilba glaberrima mâle (C) et femelle (D).
Neosilba recurva MacGowan & Lasa, 2025 (spécimen mâle).
OBSERVATIONS AU BRÉSIL Au Brésil, Raga A. et al. ont mené de mars 1993 à juin 2013 (21 ans) une étude des plantes hôtes des Lonchaeidae dans l'état de São Paulo. Ils ont recensé cinq espèces polyphages du genre Neosilba Waddill & Weems,1978 comptant le figuier (Ficus carica L.) parmi leurs plantes hôtes : N. bifida Strikis & Prado, N. certa Walker, N. cornuphallus Strikis, N. glaberrima Wiedemann et N. zadolicha McAlpine & Steyskal. Référence : RAGA A., SOUZA-FILHO M. F., STRIKIS P. C. & MONTES S. M. N. M., 2015, Lance fly (Diptera: Lonchaeidae) host plants in the State of São Paulo, Southeast Brazil, Entomotropica 30: 57-68. L'étude a porté sur 1522 échantillons de fruits (322664 fruits, environ 5,5 tonnes), représentant 113 espèces, prélevés dans 94 municipalités et placés en dispositifs d'émergence. Pour la famille des Lonchaeidae (qui est l'objet de l'étude), il en a résulté la libération de 26906 imagos (21 % du total des imagos) se répartissant sur 14 espèces appartenant à 4 genres. Les cinq espèces précitées du genre Neosilba ont été les seules associées au figuier par les auteurs. Étant précisé que chacune de ces espèces a été trouvée aussi dans les fruits de plusieurs autres plantes hôtes. Les auteurs ne donnent pas d'indication sur le stade de maturité des figues prélevées, mais compte tenu de l'objet de l'étude, on peut supposer que les fruits collectés étaient mûrs et que ceux du figuier n'ont pas constitué une exception. Aucune précision non plus sur la réelle nocivité des espèces du genre Neosilba sur les figues mûres (agents destructeurs secondaires ?).
NATURE DES ATTAQUES ET NOCIVITÉ
ÉTUDE D'ÉMERGENCES 1 Dans l'article rapportant la découverte de l'espèce Neosilba flavitarsis MacGowan & Lasa en 2023, MACGOWEN et al. ne livrent pas d'indications sur le comportement de ponte des femelles dans les vergers de figuiers. Mais ils précisent les nombres d'émergences d'imagos qu'ils ont obtenues, à partir desquels on peut tirer le pourcentage d'émergence de l'espèce et constater que celui-ci est très faible. Référence : MACGOWAN I., NAVARRO-DE-LA-FUENTE L., WILLIAMS T. & LASA R., 2025, A new species of Neosilba (Diptera, Lonchaeidae) associated with fig orchards in Mexico, Zootaxa 5583 (1): 195–200. Les auteurs indiquent qu'ils ont procédé en octobre 2023 dans des vergers commerciaux de l'état de Vera Cruz, au Mexique, à la collecte de 15,2 kg de figues immatures manifestement infestées qu'ils ont placées en dispositifs d'émergence. Les 1937 émergences obtenues se sont réparties en 95 imagos de Neosilba flavitarsis MacGowan & Lasa (soit 5 %) et 1842 imagos de Silba adipata McAlpine (soit 95 %). La répartition des sexes étant de 50 % de mâles et 50 % de femelles pour la première espèce citée, et de 58 % de mâles et 42 % de femelles pour la seconde.
ÉTUDE D'ÉMERGENCES 2 Dans l'article relatif à l'étude d'émergences menée en 2024 par la même équipe, LASA R. et al. fournissent des informations permettant de comprendre le comportement de ponte dans les figues des espèces du genre Neosilba. Référence : LASA R., NAVARRO-DE-LA-FUENTE L., MACGOWAN I., WILLIAMS T., 2025, A Complex of Lance Flies (Diptera: Lonchaeidae) Infesting Figs in Veracruz, Mexico, with the Description of a New Species, Insects 16, no. 5: 458. Les auteurs ont à nouveau collecté dans deux vergers de l'état de Vera Cruz, au Mexique, des figues immatures infestées repérées par leur changement de couleur et les ont placées dans des dispositifs d'émergence. Ils ont ensuite procédé à l'identification des imagos libérés. La collecte s'est effectuée du 16 mars au 11 juillet selon un rythme hebdomadaire, s'est interrompue pendant la récolte des figues par les producteurs et a repris du 22 août au 15 octobre selon un rythme de 7 à 18 jours (figues immatures infestées plus rares). Les auteurs précisent que le taux d’infestation des figues des deux vergers dans lesquels celles-ci ont été prélevées a été de 65 % pour le mois précédant la récolte. Au total, 22 kg de figues immatures infestées ont été collectés, qui ont donné lieu à la libération de 1647 imagos de Silba adipata McAlpine (826 mâles et 821 femelles) et de 1250 imagos de Neosilba spp. (622 mâles et 628 femelles). Les imagos de Neosilba spp. ont donc représenté 43 % du total des imagos libérés et ceux de Silba adipata McAlpine 57 %. Les auteurs indiquent que les figues présentant des trous de sortie de larve lors de la collecte étaient majoritairement infestées par des Neosilba spp. et de façon moindre par Silba adipata McAlpine. Celles ne présentant pas de trous de sortie de larve n'ont donné lieu à aucune émergence de Neosilba spp., étant infestées uniquement par Silba adipata McAlpine. Comme les auteurs l'évoquent (mais sans en tirer une conclusion définitive), j'y vois pour ma part la preuve que les espèces concernées du genre Neosilba sont des agents destructeurs secondaires qui ne peuvent attaquer que des figues déjà attaquées par Silba adipata McAlpine. Cela signifie que la présence de ces espèces dans un verger de figuiers est sans incidence sur les pertes de récolte (celles-ci étant déterminées par les attaques de Silba adipata McAlpine). Il faut relever le cas particulier d'un lot de 40 figues immatures infestées mais ne présentant pas de trous de sortie de larve de Silba adipata McAlpine, collecté à la fin du mois d'août. Deux individus appartenant au genre Neosilba ont émergé de deux des figues du lot, alors que seuls des individus de Silba adipata McAlpine ont émergé des autres figues. L'émergence des deux individus du genre Neosilba peut s'expliquer, selon moi, par trois hypothèses : un trou de sortie de larve a échappé à l'observateur lors de la sélection de la figue ; la figue avait, avant infestation, commencé à ramollir et à changer de couleur (stade de la véraison) avec un niveau de perte de fermeté permettant à la femelle une ponte exceptionnelle à travers l'épiderme et le parenchyme ; la femelle a pondu dans le trou constitué par l'ostiole ouvert d'une figue immature au stade de la véraison, déposant ses œufs dans le canal ostiolaire et non sous les écailles ostiolaires, comme le fait Silba adipata McAlpine dans une faible proportion de ses pontes (voir chapitre). Note : je reprends la troisième hypothèse dans la liste des cas d'observation des femelles en position de ponte sur une figue, permettant le répérage en verger d'espèces du genre Neosilba (voir méthode de repérage n° 2, au sous-chapitre suivant).
OBSERVATIONS EN VERGERS LASA R. et al. indiquent qu'ils n'ont observé dans les vergers aucune femelle d'espèces du genre Neosilba en train de pondre dans les trous de sortie de larve de Silba adipata McAlpine, mais qu'ils ont observé deux fois une femelle Neosilba sp. en position de ponte dans la région équatoriale d'une figue en l'absence de trous de sortie de larve, sans toutefois avoir déterminé si l'oviposition a été réussie. Pour ma part, je pense que les espèces du genre Neosilba
ne peuvent pas percer l’épiderme et le parenchyme d’une figue immature verte et dure : la cératite
(Ceratitis capitata Wiedemann) n’y parvient pas... Il s'agit selon moi d'un test de résistance de la texture de la figue à l'oviposition, donc de l'appréciation de la possibilité de ponte, comme on peut l'observer dans le comportement de la cératite.
Neosilba sp. femelle en position de ponte hors ostiole sur une figue immature.
Silba adipata McAlpine femelle en position de ponte sous les écailles ostiolaires d'une figue immature. Dans un article publié en février 2026 dans la revue Insects, LASA R. et al. ont réalisé une synthèse des connaissances sur Silba adipata McAlpine acquises à cette date. Référence : LASA R., MACGOWAN I., BARTUAL J., WILLIAMS T., 2026, The Black Fig Fly, Silba adipata (Diptera: Lonchaeidae): Current Knowledge and Future Research Needs for an Invasive Pest of Fig Production, Insects 17, no. 3: 247. Les auteurs reprennent l'indication que les émergences d'espèces du genre Neosilba n'ont été constatées que pour des figues préalablement infestées par Silba adipata McAlpine, en précisant que les pontes s'effectuent dans les trous de sortie de larve de cette dernière. Ils signalent des observations de ces pontes dans les vergers de l'état de Vera Cruz, au Mexique, et
fournissent à titre d'exemple une photographie, à laquelle j'ai préféré substituer ci-après une version de meilleure qualité prise au cours de la même ponte.
Neosilba sp. femelle en position de ponte dans un trou de sortie de larve de Silba adipata McAlpine.
CONCLUSION En conclusion des observations rapportées ci-dessus, il apparaît que la nocivité des espèces du genre Neosilba Waddill & Weems,1978 est nulle pour les récoltes de figues. Je pense donc qu’il n'est pas utile d'investir du temps et des moyens dans la recherche de la présence de ces espèces dans les vergers de figuiers, a fortiori dans des études visant à mettre en œuvre des stratégies de contrôle de leur population. Mais il est intéressant de savoir repérer l'arrivée éventuelle de ces espèces dans les vergers français, car ce sont des mouches sosies de Silba adipata McAlpine qui peuvent engendrer des confusions et altérer la fiabilité des observations comportementales de celle-ci. Et également, fausser les statistiques de volume de la population d’individus de Silba adipata McAlpine lors des comptages des captures dans les pièges. En l'état des informations disponibles, cette conclusion est valable uniquement pour les figues immatures. Rien n'est dit dans les articles relatés ci-dessus au sujet d'éventuelles pontes des espèces du genre Neosilba dans les figues mûres. Il se pourrait qu'elles ne s'intéressent pas à ces dernières pour y pondre, ou qu'elles ne les attaquent que lorsque elles sont déjà fragilisées par un ravageur primaire. Dans ce dernier cas, elles agiraient à l'instar de l'espèce Lamprolonchaea smaragdi Walker qui est un agent destructeur secondaire des figues mûres déjà attaquées par Ceratitis capitata Wiedemann (voir chapitre).
REPÉRAGE ET IDENTIFICATION DU GENRE NEOSILBA
Les auteurs des études précitées menées au Mexique fournissent les informations permettant d'identifier le genre Neosilba Waddill & Weems, 1978. Mais ils soulignent que l'identification des espèces au sein de celui-ci ne peut s'effectuer qu'avec l'examen du genitalia mâle. Nous ne nous intéresserons pas ici à l'identification des espèces au sein du genre Neosilba à l'aide des clés taxonomiques à appliquer lors de l'examen du genitalia mâle. Notre objectif étant plus simplement de savoir reconnaître qu'un individu appartient au genre Neosilba et que l'on n'est donc pas en présence de Silba adipata McAlpine. Référence 1 : MACGOWAN I., NAVARRO-DE-LA-FUENTE L., WILLIAMS T. & LASA R., 2025, A new species of Neosilba (Diptera, Lonchaeidae) associated with fig orchards in Mexico, Zootaxa 5583 (1): 195–200. Référence 2 : LASA R., NAVARRO-DE-LA-FUENTE L., MACGOWAN I., WILLIAMS T., 2025, A Complex of Lance Flies (Diptera: Lonchaeidae) Infesting Figs in Veracruz, Mexico, with the Description of a New Species, Insects 16, no. 5: 458.
REPÉRAGE EN VERGER : MÉTHODE 1 LASA R. et al. indiquent que lors des émergences, ils ont pu distinguer Silba adipata McAlpine des espèces appartenant au genre Neosilba par trois caractéristiques : taille plus petite, coloration plus métallique, couleur rouge intense des yeux (les yeux des espèces du genre Neosilba étant de couleur marron). Ces informations peuvent être mises à profit lors des observations dans les vergers de figuiers. La taille plus petite et la coloration plus métallique sont des caractères facilement exploitables à l'œil nu pour une personne ayant l'habitude de Silba adipata McAlpine. Étant souligné que le caractère métallique de la coloration noire ne se révèle nettement qu'à l'examen en plein soleil. Mais pour la couleur des yeux, il convient d'être prudent. Selon mes observations, les yeux de Silba adipata McAlpine sont rouge brique lorsque l'insecte est vivant (ou mort et encore frais) et ils deviennent brun plus ou moins sombre lorsque l'insecte est mort et sec, ou après qu'il a séjourné (mort) un certain temps dans le liquide d'un piège. De plus, la couleur des yeux est difficile à déterminer à l'œil nu compte tenu de la petitesse de l'insecte. Pour y parvenir, il faut que la mouche soit en plein soleil et que l'on puisse l'observer à quelques centimètres. Même dans ces conditions, il faut posséder une très bonne vue et l'aide d'une loupe peut être utile. A contrario, la couleur des yeux est un caractère qui peut être exploité facilement lors de l'exploitation de photographies ou de vidéos, sauf cas de manque de lumière trop important, ou d'incidence défavorable de la lumière (cas détectables avec l'expérience...). En tout état de cause, si l'observation d'un individu d'aspect général identique à Silba adipata McAlpine, mais plus grand que celle-ci, de couleur noire plus mate et présentant des yeux marron doit conduire à la conclusion qu'il s'agit d'une espèce différente de Silba adipata McAlpine, cela ne suffit pas pour conclure à l'appartenance au genre Neosilba. ll faut tout d'abord s'assurer que l'individu appartient à la famille des Lonchaeidae (dont relève le genre Neosilba), laquelle est reconnaissable par la nervation du bord antérieur de l'aile (voir chapitre). Puis procéder à l'identification du genre Neosilba sous stéréomicroscope (voir méthode en fin du présent chapitre).
REPÉRAGE EN VERGER : MÉTHODE 2 La présence éventuelle d'espèces du genre Neosilba dans les vergers pourrait aussi être repérée par l'observation attentive des individus femelles de couleur noire en position de ponte sur une figue immature. Nous pourrions être confrontés à cinq cas de figure. Cas n° 1 : femelle en position de ponte au niveau de l'ostiole, présentant des yeux rouges. Il s'agit de Silba adipata McAlpine. Cas n° 2 : femelle en position de ponte au niveau de l'ostiole, présentant des yeux marron. Il s'agit d'une espèce du genre Neosilba pondant de façon très exceptionnelle directement dans le canal ostiolaire d'une très rare figue immature à l'ostiole ouvert (occurrence du cas n° 2 conditionnée par la validité d'une hypothèse que j'ai avancée supra). Cas n° 3 : femelle en position de ponte dans un trou de sortie de larve de Silba adipata McAlpine, présentant des yeux rouges. Il s'agit d'une ponte atypique exceptionnelle de Silba adipata McAlpine. Cas cité par F. SILVESTRI en 1917, PANIAGUA-JASSO E. et al. en 2024 (voir chapitre, qui fournit les deux références bibliographiques). Cas n° 4 : femelle en position de ponte dans un trou de sortie de larve de Silba adipata McAlpine, présentant des yeux marron. Il s'agit d'une ponte d'une espèce du genre Neosilba. Cas n° 5 : femelle en position de ponte sur la figue immature, hors ostiole, présentant des yeux marron. Il s'agit d'un individu d'une espèce du genre Neosilba (rappel : selon mon interprétation, la femelle effectue alors un test de ponte infructueux). Note : l'exploitation des cas 2 à 5 peut s'avérer compliquée lorsque l'on ne dispose pas d'une photographie ou d'une vidéo permettant d'être certain de la couleur des yeux. Si l'on réalise in situ l'observation de la position de ponte sur la figue, il convient, lorsque la femelle a quitté la figue, de placer cette dernière en boîte d'émergence et de procéder à l'identification des imagos (au moins au niveau du genre pour les Neosilba spp.).
MÉTHODE DE REPÉRAGE NON RETENUE Je ne retiens pas comme critère de repérage en verger la différence des types de coloration des figues immatures infestées évoquée par Lasa et al. Ceux-ci indiquent, avec photographies, que le type de coloration des figues immatures varierait selon que l'infestation soit uniquement d'origine Silba adipata McAlpine (rougissement uniforme) ou avec présence de Neosilba spp. (rougissement en taches autour des trous de sortie de larve). En effet, selon mes observations et celles de mes correspondants, les figues infestées par Silba adipata McAlpine des figuiers du sud de la France présentent les deux types de coloration évoqués (pour toutes les variérés ne restant pas vertes à maturité). Voir photographies du chapitre et du chapitre. Étant précisé que nous considérons que toutes les attaques de figues dans nos vergers jusqu'à présent (mars 2026) sont d'origine Silba adipata McAlpine, en l'absence de détection d'espèces de Neosilba lors nos observations sur les figuiers (de visu, photographiques ou via vidéos), dans les pièges suspendus à ceux-ci, dans nos élevages ou lors de nos tests d'émergences.
IDENTIFICATION SOUS STÉRÉOMICROSCOPE Selon les auteurs des études précitées menées au Mexique (références au début du présent sous-chapitre), c'est l'examen au stéréomicroscope qui permet d'établir qu'un individu appartient au genre Neosilba Waddill & Weems, 1978, en utilisant le critère principal suivant : présence d'un groupe de longues soies sombres sur la bordure, par ailleurs pâle, du calyptre. Deux autres caractères propres au genre Neosilba sont cités : lunule sétuleuse, présence de deux soies sur le katépisternum. Le genre Neosilba appartenant à la famille des Lonchaeidae, laquelle est reconnaissable par la nervation du bord antérieur de l'aile (voir chapitre), il convient de vérifier cette dernière avant d'examiner le calyptre.
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