Silba adipata McAlpine

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Auteur : François DROUET
Photographies : François DROUET

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Absence d'attaques des figues mûres

 

 

 

Selon le plan suivant : observations antérieures aux miennes, observations des récoltes, figues mûres avec trous de sortie de larve, figues mûres infestées sans trous de sortie de larve, observation des pontes, autres observations, conclusion.

 

OBSERVATIONS ANTERIEURES AUX MIENNES

 

OBSERVATIONS DE  F. SILVESTRI

En page 139 de son article,  F. SILVESTRI indique que pour le figuier domestique les dégâts les plus importants sont constatés au mois de juillet sur les jeunes figues immatures, en précisant que celles sur les figues au stade de l'infrutescence (c'est à dire au stade de la véraison ou mûres) sont rares.

Il déclare plus généralement en page 141 que les dégâts sur figues mûres peuvent être considérés de peu d'importance économique car, concernant les variétés de figuiers domestiques, il n'en a jamais observé un pourcentage élevé.

Référence : SILVESTRI F., 1917, Sulla Lonchaea aristella Beck. (Diptera : Lonchaeidae) dannosa alle infiorescenze e fruttescenze del caprifico e del fico, Bollettino del Laboratorio di Zoologia Agraria in Portici, vol.12, pp. 123 -146.

 

OBSERVATIONS DE  B. I. KATSOYANNOS

B. I. KATSOYANNOS a étudié en 1981 et 1982 des populations importantes de mouches noires du Figuier dans l'île de Chios (Grèce).

Référence : KATSOYANNOS B. I., 1983, Field observations on the biology and behavior of the black fig fly Silba adipata McAlpine (Diptera, Lonchaeidae), and trapping experiments, Z. ang. Entomol. 95, pp. 471-476.

Il indique en effet qu'il n'a observé des pontes que dans l'ostiole de figues immatures (en précisant que, le plus souvent, celles-ci se trouvaient à l'ombre).

D'autre part, il relate l'expérience suivante qui montre que les larves de Silba adipata McAlpine sont rares dans les figues mûres.

Entre le 10 septembre et le 30 septembre 1981, il a ramassé 158 figues mûres (sur l'arbre ou tombées au sol) et il a dénombré les pupes obtenues à partir de celles-ci : une seule pupe de Silba adipata McAlpine, pour 660 pupes de Ceratitis capitata Wiedemann.

Pendant la même période, il a ramassé aussi 30 figues immatures et il n'a obtenu que des pupes de Silba adipata McAlpine (plus de 50).

On pourrait déduire des observations de B. I. KATSOYANNOS qu'il constate la quasi-absence d'attaques des figues mûres, mais qu'il a observé quand même l'attaque d'une figue mûre par Silba adipata McAlpine.

Mon interprétation est que la ponte à l'origine de la libération d'une pupe de Silba adipata McAlpine a eu lieu dans une figue immature avant le début de la véraison et que la larve a terminé son développement dans la figue au stade de maturité (sur l'arbre, au sol et /ou dans la boîte d'émergence).

En effet, selon F. SILVESTRI, le délai entre la ponte et la fin du développement de la larve (abandon de la figue) est de 9 à 10 jours en été (3 jours d'incubation de l'oeuf + 6 à 7 jours de développement de la larve).

Référence : SILVESTRI F., 1917, Sulla Lonchaea aristella Beck. (Diptera : Lonchaeidae) dannosa alle infiorescenze e fruttescenze del caprifico e del fico, Bollettino del Laboratorio di Zoologia Agraria in Portici, vol.12, pp. 123 -146.

Et j'ai constaté que la larve ayant terminé son développement complet et quitté la figue se transforme en pupe en 1 jour environ.

Soit un délai global de 10 à 11 jours entre la ponte et la formation de la pupe.

Alors que, selon mes observations, une figue atteint la maturité 4 ou 5 jours après le début de la véraison, selon les variétés.

Ce qui sous-entend que la ponte a eu lieu au minimum 5 jours avant le début de la véraison, donc dans une figue immature.

 

OBSERVATIONS DES RECOLTES

 

En 2015, je n'ai noté qu'un nombre négligeable de figues mûres infestées (5 à 6 figues), uniquement de la variété 'Grise de la Saint-Jean' (figues fleurs et figues de deuxième récolte). J'ai remarqué qu'il s'agissait de figues à peine mûres (pas de figues mûres à point ou très mûres...).

En 2016 et 2017, sur mes trois figuiers ('Bellone', 'Grise de la Saint-Jean' et 'Col de Dame Noire'), je n'ai repéré aucune figue mûre ou au stade de la véraison infestée par Silba adipata McAlpine.

En 2018, j'ai détecté à nouveau quelques figues mûres infestées, en très faible nombre (3 à 5 figues...) et sur la variété 'Grise de la Saint-Jean' seulement.

En 2019, sur une production de 101 figues fleurs 'Grise de la Saint-Jean', j'ai observé 5 figues infestées qui étaient au stade de la véraison ou de la maturité (soit 5 % de la production).

J’ai rapporté (avec photographies) dans l'un des chapitres relatifs aux symptômes de l'attaque certains des cas que j'ai rencontrés de figues mûres avec intérieur pourri.

J'ai également fait part dans un second de ces chapitres de mon observation de figues mûres infestées en train de sécher sur l’arbre, ainsi que de figues sèches (au sol) à l'aspect de fruits sains mais avec intérieur pourri.

Il faut souligner que dans tous les cas que j'ai rencontrés, les figues présentaient des trous de sortie de larve.

Je fournis ci-après le détail d'une de mes observations (figue de deuxième récolte 'Grise de la Saint-Jean' ; saison 2018).

La figue, qui avait commencé à tourner vers la couleur de maturité et était déjà assez molle (stade de véraison), portait deux trous de sortie de larve. 

Figue au stade de la véraison portant deux trous de sortie de larve de Silba adipata McAlpine

Figue au stade de la véraison portant deux trous de sortie de larve de Silba adipata McAlpine
(figue de deuxième récolte de la variété 'Grise de la Saint-Jean' ; au-dessus : figues immatures)

J'ai pu suivre l'évolution de la figue, qui a atteint le début de maturité en  trois jours sans tomber mais en pourrissant partiellement à l'intérieur.

Figue attaquée par Silba adipata McAlpine avant le stade de véraison et ayant continué à mûrir

Figue attaquée par Silba adipata McAlpine avant le stade de véraison et ayant continué à mûrir
(figue de deuxième récolte de la variété 'Grise de la Saint-Jean' ; au-dessus : figues immatures)

 

Figue au stade de la véraison portant deux trous de sortie de larve de Silba adipata McAlpine

Figue au stade de la véraison portant deux trous de sortie de larve de Silba adipata McAlpine
(figue de deuxième récolte de la variété 'Grise de la Saint-Jean')

 

Figue attaquée par Silba adipata McAlpine avant le stade de véraison et ayant continué à mûrir

Figue attaquée par Silba adipata McAlpine avant le stade de véraison et ayant continué à mûrir
(figue de deuxième récolte de la variété 'Grise de la Saint-Jean')

Cette figue attaquée parvenue à maturité ne contenait pas de larves résiduelles.

Selon F. SILVESTRI, le temps d'incubation de l'oeuf (variable selon la date dans la saison) est de 3 jours en été et la durée de vie de la larve dans la figue avant de quitter celle-ci (variable selon la date dans la saison) est de 6 à 7 jours l'été.

Référence : SILVESTRI F., 1917, Sulla Lonchaea aristella Beck. (Diptera : Lonchaeidae) dannosa alle infiorescenze e fruttescenze del caprifico e del fico, Bollettino del Laboratorio di Zoologia Agraria in Portici, vol.12, pp. 123 -146.

Ainsi, toute figue portant des trous de sortie de larve a été attaquée (ponte) au moins 9 jours auparavant.

J'ai décelé la figue avec trous de sortie de larve au début du stade de la véraison.

J'en déduis que celle-ci a été attaquée (ponte) au moins 9 jours auparavant, donc à l'état immature.

Et j'ai vu mûrir la figue en 3 jours.

J'en déduis que lorsque cette figue a atteint le stade de maturité (figue tout juste mûre), Silba adipata McAlpine avait pondu dans celle-ci au moins 12 jours auparavant, lorsqu'elle était encore au stade immature.

 

FIGUES MÛRES AVEC TROUS DE SORTIE DE LARVE

 

Pour la variété 'Grise de la Saint-Jean' et dans la région de Toulon, j'ai observé sur figues témoins qu'entre le tout début de la véraison (figue encore pratiquement verte mais ayant commencé à mollir) et le stade de la maturité, il s'écoule 3 jours (figue tout juste mûre) à 4 jours (figue mûre à point, telle que je la consomme).

Et pour la variété 'Bellone' ces délais augmentent de 1 jour, passant respectivement à 4 jours (figue tout juste mûre) et 5 jours (figue mûre à point).

Selon les observations de F. SILVESTRI, pour l'été, la durée de l'incubation des oeufs est de 3 jours et celle du développement complet de la larve est de 6 à 7 jours, soit un total de 9 à 10 jours séparant la ponte de l'abandon de la figue par la larve.

Référence : SILVESTRI F., 1917, Sulla Lonchaea aristella Beck. (Diptera : Lonchaeidae) dannosa alle infiorescenze e fruttescenze del caprifico e del fico, Bollettino del Laboratorio di Zoologia Agraria in Portici, vol.12, pp. 123 -146.

Ainsi, toute figue présentant des trous de sortie de larve a été attaquée au moins 9 jours auparavant.

Si la figue est tout juste mûre, elle a débuté sa véraison 3 à 4 jours auparavant, selon la variété, et elle a été attaquée au moins 5 à 6 jours avant le stade de la véraison, donc au stade immature.

Si la figue est mûre à point, elle a débuté sa véraison 4 à 5 jours auparavant, selon la variété, et elle a été attaquée au moins 4 à 5 jours avant le stade de la véraison, donc au stade immature.

 

FIGUES MÛRES INFESTEES SANS TROUS DE SORTIE DE LARVE

 

Les figues infestées détectées au stade de la maturité peuvent ne pas présenter de trous de sortie de larve. Elles contiennent alors des larves.

Dans ce cas, l'avancement de la maturité permet d'évaluer le nombre de jours écoulés depuis le début de la véraison (donc de situer la fin du stade d'immaturité stricte) et la longueur de la larve permet d'évaluer le nombre de jours écoulés depuis la ponte de Silba adipata McAlpine.

 

STADE D'AVANCEMENT DE LA MATURITE

L'avancement de la maturité s'évalue par l'aspect extérieur de la figue (couleur de l'épiderme, plissements ou fentes au niveau de celui-ci), son degré de mollesse, la perte de turgescence du pédoncule et du col qui les fait se courber et fait pendre la figue de façon verticale sur le rameau, la couleur de la pulpe.

Pour la variété bifère 'Grise de la Saint-Jean', les stades d'avancement de la maturité, tels que je les ai observés, sont les suivants.

Figue tout juste mûre (maturité commerciale) : début véraison + 3 jours ; figue mûre à point : début véraison + 4 jours ; figue très mûre : début véraison + 5 / 6  jours ; figue en surmaturité : début véraison + 7 jours et plus.

Pour la variété unifère 'Bellone', un suivi de figues témoins m'a montré que le délai pour atteindre le stade de figue tout juste mûre (maturité commerciale) est plus long de un jour (soit début véraison + 4 jours), ce qui décale d'autant les autres stades d'avancement de la maturité.

Figue tout juste mûre (maturité commerciale) : début véraison + 4 jours ; figue mûre à point : début véraison + 5 jours ; figue très mûre : début véraison + 6 / 7  jours ; figue en surmaturité : début véraison + 8 jours et plus.

 

DELAI ENTRE L'OBSERVATION DES LARVES ET LA PONTE

La méthode de datation de l'attaque d'une figue à partir de la taille des larves qu'elle contient est exposée dans un chapitre spécifique.

 

DEDUCTION DU STADE AUQUEL LA FIGUE A ETE ATTAQUEE

Le début de la véraison marque la fin de l'immaturité stricte de la figue (stade pendant lequel la figue immature est dure et verte) et la fin de la véraison marque le début du stade de maturité (maturité commerciale, stade de la figue tout juste mûre).

Sachant que la véraison a pour durée 3 à 4 jours, selon les variétés de figues.

Je déduis le stade auquel la figue a été attaquée (ponte) en comparant le délai entre l'observation des larves et la ponte avec le délai écoulé depuis le début de la véraison.
 

Exemples avec la variété 'Grise de la Saint-Jean'.

Cas d'une figue tout juste mûre, sans trous de sortie de larve et contenant une larve longue de 3 mm.

Je peux déduire que le début de la véraison a eu lieu 3 jours auparavant et que la ponte date de 5 jours. Donc que la figue a été attaquée 2 jours avant le début de la véraison, au stade immature. 

Cas d'une figue mûre à point, sans trous de sortie de larve et contenant une larve longue de 7 mm.

Je peux déduire que le début de la véraison a eu lieu 4 jours auparavant et que la ponte date de 9 jours. Donc que la figue a été attaquée 5 jours avant le début de la véraison, au stade immature.
 

Exemples avec la variété 'Bellone'.

Cas d'une figue ‘Bellone’ tout juste mûre, sans trous de sortie de larve et contenant une larve de 3 mm.

Je peux déduire que le début de la véraison a eu lieu 4 jours auparavant et que la ponte date de 9 jours. Donc que la figue a été attaquée 5 jours avant le début de la véraison, au stade immature.

Cas d'une figue ‘Bellone’ mûre à point, sans trous de sortie de larve et contenant une larve de 5 mm.

Je peux déduire que le début de la véraison a eu lieu 5 jours auparavant et que la ponte date de 7 jours. Donc que la figue a été attaquée 2 jours avant le début de la véraison, au stade immature.

 

OBSERVATION DES PONTES

 

En 2020, j'ai procédé à une campagne d'observation des pontes de Silba adipata McAlpine au pied d'une touffe de figuier de la variété  unifère 'Bellone' (voir modalités et résultats dans le chapitre relatif à cette campagne).

Au cours de celle-ci, j'ai pu observer 182 pontes.

J'ai remarqué que Silba adipata McAlpine n'hésite pas à pondre dans une figue immature déjà infestée depuis plusieurs jours, pourvue d'un léger voile rougâtre dans la région sommitale et présentant souvent de très fines et légères bandes rougeâtres au niveau des côtes (les petites figues immatures dures sont côtelées).

Voir les deux exemples ci-après.

Silba adipata McAlpine : ponte dans une figue immature présentant de légers signes d'infestation

Silba adipata McAlpine : ponte dans une figue immature présentant de légers signes d'infestation
(noter le léger voile rougeâtre dans la région sommitale de la figue, signe d'une ponte datant de quelques jours)

 

Silba adipata McAlpine : ponte dans une figue immature présentant de légers signes d'infestation

Silba adipata McAlpine : ponte dans une figue immature présentant de légers signes d'infestation
(noter le léger voile rougeâtre au sommet de la figue et la bande rougeâtre au niveau d'une côte, à gauche)

A partir d'un certain niveau de saturation du figuier en figues infestées, ces figues avec signes d'infestation visibles seulement pour un oeil averti constituent la majeure partie des 25 % de figues antérieurement attaquées que la femelle attaque à nouveau au cours de sa séquence d'une vingtaine de pontes successives, lors de la visite d'un figuier.

Sachant que les figues attaquées restent vertes pendant quelques jours après la première attaque dont elles font l'objet.

Mais je n'ai observé aucune ponte dans des figues immatures au rougissement marqué et étendu, signe par lequel un observateur non exercé détecte les figues infestées.

J'ai noté néanmoins qu'il arrive parfois à Silba adipata McAlpine de tester de telles figues, allant même jusqu'à poser son abdomen sur l'ostiole (sans sortir son ovipositeur), pour s'envoler aussitôt. Mais sans jamais pondre dans celles-ci.

Ce comportement de rejet, lors de la période des pontes massives, envers les figues immatures fortement rougies et amollies, présentant le plus d'analogies avec les figues mûres, est un indice de non attractivité de ces dernières pour Silba adipata McAlpine.

 

AUTRES OBSERVATIONS

 

OBSERVATION 1

L'absence d'attractivité des figues mûres lors des activités de ponte n'existe pas pour les activités de nutrition de Silba adipata McAlpine. J'ai observé que celle-ci se montre très friande de figues mûres (voir chapitre "Nutrition sur figues mûres").

Mais, au cours de mes nombreuses séances d'observation de l'activité de Silba adipata McAlpine en période de figues mûres, je n'ai jamais observé de pontes de sa part dans une figue mûre ou au stade de la véraison.

Alors que, pendant la même période, j'assiste à une frénésie de pontes dans les figues à ces stades d'évolution de la part de Ceratitis capitata Wiedemann (cératite, mouche méditerranéenne des fruits).

 

OBSERVATION 2

Ma trentaine de  tests d’émergence sur figues mûres avec larves visibles, réalisés à différentes saisons et pour diverses variétés, ont tous abouti à la libération de seuls imagos de Ceratitis capitata Wiedemann.

Et mon test d’émergence sur un lot de figues mûres à l’aspect sain (non ouvertes) a libéré un seul imago de Silba adipata McAlpine et de nombreux imagos de Ceratitis capitata Wiedemann. Cet unique imago pouvant être issu d'une larve ou d'une pupe contenue dans la figue et résultant d'une ponte réalisée au stade immature de celle-ci.

Etant précisé qu’il ne peut pas exister de larves de Ceratitis capitata Wiedemann dans la (petite) partie des figues fleurs qui atteignent la maturité avant l’apparition de cette espèce au cours de la saison.

Voir tests d'émergence au chapitre “Larves dans les figues mûres”.

 

OBSERVATION 3

L'observation, et le cas échéant la mesure, de la taille des larves présentes dans une figue tout juste mûre, ou mûre à point, révèlent que celles-ci sont le plus souvent de taille moyenne (4/5 mm) ou de grande taille (6/7 mm, très rarement 8 mm).

Ce qui ne peut résulter que d'une ponte avant le stade de la véraison, dans une figue immature (et par Silba adipata McAlpine car Ceratitis capitata Wiedemann ne peut pas pondre dans une figue immature).

 

OBSERVATION 4

Les larves de Ceratitis capitata Wiedemann présentes dans une figue tout juste mûre, ou mûre à point, qui a été attaquée au stade de la véraison ont une taille de 1 à 3 mm (voir chapitre "Larves dans les figues mûres").

Etant souligné que j'ai observé que les femelles de Ceratitis capitata Wiedemann attaquent quasiment toutes les figues dès le début de la véraison (figue très peu colorée mais déjà assez amollie pour que ces femelles puissent en percer l’épiderme pour y pondre).

Même si des femelles de l'espèce réalisent de nombreuses pontes postérieures sur les mêmes figues, qui ont évolué vers le stade de la maturité.

 

CONCLUSION

 

En conclusion, selon mes observations et déductions exposées ci-dessus, j'ai la conviction que Silba adipata McAlpine n'attaque pas les figues mûres ou au stade de la véraison.

Elle n'attaque que les figues immatures (couleur verte, texture dure et inflorescence totalement blanche).

Lors de la campagne d'observation des pontes 2020, j'ai pu établir (mesures au pied à coulisse) que toutes les figues attaquées par Silba adipata McAlpine continuent à se développer après la ponte, pendant la période séparant celle-ci de la chute au sol (deux à trois semaines). 

Le diamètre de la figue connaît un accroissement significatif (pouvant dépasser 1 cm), malgré la présence de larves à l'intérieur de celle-ci.

Les figues infestées que l'on détecte au stade de la maturité sont en fait des figues attaquées au stade immature que la poursuite de leur évolution a mené jusqu'au stade de la maturité.

 

 

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